« Les producteurs ne peuvent plus continuer à travailler à perte »
Alors que le prix du lait a reculé de 7,3 % au premier trimestre 2026, la Coordination Rurale alerte sur une situation devenue intenable pour de nombreux éleveurs français.
Des coûts de production toujours plus élevés
Gaz, carburant, engrais, alimentation animale : les charges continuent de peser lourdement sur les exploitations laitières. Pourtant, ces hausses ne sont toujours pas intégrées de manière satisfaisante dans les négociations commerciales.
La Coordination Rurale rappelle également que les indicateurs servant de référence aux discussions sous-estiment encore certaines charges essentielles, notamment le coût de la main-d’œuvre.
Des pratiques commerciales contestées
Notre syndicat dénonce la persistance de pratiques de hors-tarification appliquées au lait conventionnel dans plusieurs bassins de collecte. Ces mécanismes manquent de transparence et fragilisent davantage le revenu des producteurs.
Les agriculteurs supportent seuls l’essentiel des surcoûts alors que la valeur créée tout au long de la chaîne alimentaire n’est pas équitablement répartie.
La Coordination Rurale demande des actes
La Coordination Rurale appelle les industriels, les coopératives, les distributeurs et les pouvoirs publics à construire un accord durable reposant sur les coûts réels de production.
- Prise en compte réelle des charges des exploitations ;
- Transparence totale dans les négociations ;
- Respect d’une rémunération digne pour les producteurs ;
- Fin des contournements qui tirent les prix vers le bas.
La colère monte dans les campagnes. Les éleveurs refusent de continuer à produire à perte pendant que d’autres décident de leur avenir. La Coordination Rurale restera mobilisée pour défendre le revenu des producteurs et l’avenir de la filière laitière française.