Paris, le 26/03/2026 – Coordination Rurale | Contact presse : 06 83 01 23 15
Une crise des intrants qui fragilise les exploitations
Face à la hausse historique des prix des engrais et du carburant, les exploitations agricoles françaises sont en grande difficulté. Les prêts temporaires et reports fiscaux annoncés par le gouvernement le 23 mars ne suffisent pas à compenser l’impact sur la rentabilité des filières.
France Grandes Cultures et la Coordination Rurale alertent : ces mesures ponctuelles ne répondent pas aux enjeux structurels et énergétiques, et ne garantissent pas la pérennité des exploitations agricoles.
Souveraineté sur les engrais : un impératif national
L’Europe dépend fortement de l’importation d’engrais (12 millions de tonnes d’urée, notamment d’Égypte, de Russie et d’Algérie). Cette vulnérabilité menace directement la souveraineté alimentaire française.
FGC et la CR appellent à la relocalisation de la production d’engrais sur le sol national, via des solutions industrielles et organiques issues de nos filières d’élevage, pour garantir une agriculture résiliente et autonome.
Réorienter les assolements pour réduire la dépendance
La crise actuelle révèle les limites de notre modèle agricole : excès de certaines cultures comme le blé et forte dépendance aux protéines importées. Intégrer davantage de légumineuses permettrait de réduire les intrants, diversifier les débouchés et renforcer notre autonomie.
Accompagner ce mouvement passe par une politique nationale « protéine » ambitieuse, avec structuration des filières et prix rémunérateurs pour les producteurs.
Résilience agronomique et indépendance stratégique
FGC et la CR défendent une approche pragmatique : produire mieux, produire utile, garantir aux agriculteurs un revenu décent et assurer l’indépendance alimentaire de la France. Sortir du cycle des aides ponctuelles et privilégier une politique ambitieuse basée sur des prix rémunérateurs et la relocalisation des intrants est indispensable.