« Les éleveurs paient pendant que l’État protège le prédateur »
Face à l’explosion des attaques de loups en France, la Coordination Rurale demande des mesures immédiates et concrètes pour permettre aux éleveurs de défendre leurs troupeaux.
Une situation devenue insupportable
Chaque jour, des troupeaux sont attaqués. Chaque matin, des éleveurs découvrent des animaux morts ou blessés.
En 2025, plus de 4 500 constats d’attaques ont été recensés en France, représentant près de 14 000 victimes officielles.
Malgré cela, les contraintes administratives continuent de freiner la protection des troupeaux.
Des moyens de protection jugés inefficaces
Les travaux scientifiques récents démontrent les limites des dispositifs actuellement imposés aux éleveurs : clôtures, répulsifs, ânes ou colliers ne suffisent pas à empêcher les attaques.
Pour la Coordination Rurale, l’État ne peut plus ignorer cette réalité de terrain.
Les demandes de la Coordination Rurale
- Autorisation immédiate des tirs de défense ;
- Tirs de prélèvement dès la première attaque ;
- Suppression des contraintes administratives inutiles ;
- Indemnisation rapide et intégrale des pertes ;
- Accès simplifié aux moyens de protection ;
- Accès aux données de localisation des meutes ;
Les éleveurs ne peuvent plus continuer à supporter seuls le coût humain, économique et psychologique d’une politique décidée sans eux. Si l’État choisit de protéger le loup, il doit aussi protéger ceux qui vivent et travaillent dans les territoires ruraux.