Ce dimanche 23 juin, une joggeuse a été grièvement blessée par trois loups au sein du parc zoologique de Thoiry (Yvelines). La Coordination Rurale exprime ses sincères pensées à la victime et lui souhaite un prompt rétablissement.

Même si le contexte de cette attaque est particulier s’agissant dans ce cas d’une intrusion dans leur territoire, les loups restent des animaux sauvages et leur comportement est imprévisible. Ils s’attaquent aux autres espèces y compris domestiques.

Les loups peuvent aussi s’en prendre aux humains. C’est pourquoi la CR a toujours considéré que toute cohabitation du loup avec les activités humaines est irréaliste et relève de l’inconscience. Le loup, ainsi que les autres grands prédateurs doivent être confinés aux milieux sauvages uniquement.

Après un léger fléchissement des attaques des loups en 2023, on note une importance recrudescence des victimes dans les élevages en ce début 2024. On enregistre une augmentation de plus de 22 % des constats réalisés par l’OFB qui traduisent une augmentation de plus de 43 % des victimes dans les troupeaux dont 75 % dans les nouveaux départements prédatés.

Cette situation menace gravement la viabilité des exploitations agricoles, le bien-être des éleveurs et l’activité pastorale. Elle met en danger les familles de promeneurs dans les milieux naturels.

Nous demandons davantage de mesures préventives pour écarter les loups des zones d’élevage, il en va de la survie de l’élevage qui est primordiale dans la gestion durable des territoires ruraux et dans la préservation de la biodiversité. Pour toutes ces raisons, nous demandons des actions concrètes et immédiates des pouvoirs publics pour lutter contre la prédation.

Nous demandons le déclassement du loup qui fait aujourd’hui l’objet d’une protection au niveau international, au sens de la convention de Berne et au sens de la directive 92/43/CEE dite « habitat faune flore ». Il y est classé « prioritaire d’intérêt communautaire » en annexe IV. Nous demandons une modification de ce cadre législatif européen qui limite largement les possibilités de régulation et de contrôle de la population lupine.

La Coordination Rurale est le seul syndicat agricole mobilisé pour protéger nos campagnes face au danger du loup.
Notre vice-présidente nationale Amélie Rebière (Corrèze) et Christian Provent, notre responsable au groupe national « Loup », sont mobilisés.

Pour la Coordination Rurale
Le service presse

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