Dans le cadre des négociations budgétaires, la Coordination Rurale a proposé une série d’orientations et d’amendements aux députés de l’Assemblée nationale lors de plusieurs auditions préparatoires au Projet de Loi de Finances (PLF) 2026. Un travail équivalent débute désormais avec le Sénat.
Concernant le projet de loi de finances pour 2026 déposé par le gouvernement Lecornu, la Coordination Rurale considère que les baisses budgétaires de près de 200 millions d’euros sont préoccupantes au regard de la situation actuelle du monde agricole.
Nous avons déposé ou soutenu plusieurs amendements dans le but d’améliorer ou d’orienter les décisions budgétaires. En période de restrictions, la CR s’efforce de défendre les niches fiscales agricoles existantes, qui ne constituent en rien des privilèges, mais des outils indispensables au maintien de l’activité agricole.
Les grandes lignes de nos propositions
- Réorienter le budget vers les exploitants, plutôt que vers les structures, opérateurs ou agences de l’État chargés de la mise en œuvre des politiques agricoles. La Coordination Rurale plaide pour une réduction et une optimisation des frais de structure, afin de réaffecter les économies réalisées à des mesures concrètes en faveur de la production agricole.
- La CR salue le maintien de deux dispositifs essentiels : la déduction pour épargne de précaution (DEP), prolongée jusqu’en 2028, et la reconduction du crédit d’impôt pour l’agriculture biologique.
Défiscalisation des indemnisations sanitaires
La Coordination Rurale a obtenu une revendication formulée dès le début de la crise de la DNC : la défiscalisation des indemnisations versées par l’État en cas d’abattage sanitaire. Cette mesure, prévue sur trois ans, est actuellement conditionnée au réemploi de l’indemnité pour la reconstitution du cheptel dans un délai d’un an. Nous demandons que ce délai soit étendu à trois ans pour une meilleure adaptation aux réalités de terrain.
Autres amendements soutenus par la CR
- Maintien de l’aide au permis de conduire pour les apprentis agricoles.
- Renforcement de l’abattement d’assiette sur la redevance de consommation d’eau potable pour les agriculteurs irriguants, lorsque aucune autre solution technique ou économique n’est viable. La CR propose de porter le volume de référence à 80 000 m³.
La Coordination Rurale reste pleinement mobilisée pour défendre le revenu et la compétitivité des exploitants agricoles face aux arbitrages budgétaires à venir.
