Dans un communiqué de presse anodin, l’ONIGC (ex ONIC) explique ce mardi 21 février que les aides PAC versées aux agriculteurs en décembre 2005 doivent encore être amputées de 0,16% (le pourcentage définitif sera confirmé fin mars), soit 8 millions d’euros qui seront récupérés par l’UE.

Rappelons que ces aides compensatoires avaient été réduites sans préavis, au moment de leur versement en décembre, de 4,15 %, après constatation d’un excédent de cultures sèches.

En revenant sur ces dépassements de surface, il y a vraiment de quoi s’interroger sur la capacité de l’ONIGC à analyser les chiffres, sachant que les agriculteurs avaient tous obligatoirement transmis leur déclaration d’assolement au 15 mai 2005. Cette énième déduction des aides compensatoires ressemble à s’y méprendre à du harcèlement vis-à-vis des céréaliers, qui ont subi une baisse de leur revenu estimé à 19 % en 2005 (selon les statistiques officielles provisoires d’évolution du revenu par actif non salarié). Ce nouveau coup de ciseau dans les aides agricoles ne fait qu’ajouter au discrédit de la PAC, en laquelle plus un seul paysan français ne peut aujourd’hui faire confiance.

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