« La souveraineté alimentaire ne se décrète pas : elle se cultive. »
Adopté à l’issue de la Commission mixte paritaire, le projet de loi d’urgence agricole constitue une première avancée pour les agriculteurs. La Coordination Rurale salue les mesures concrètes obtenues, tout en rappelant qu’elles ne répondent pas encore à l’ensemble des difficultés auxquelles le monde agricole est confronté.
Une première étape pour l’agriculture française
Pour la Coordination Rurale, ce texte ne représente pas une révolution, mais il permet de débloquer plusieurs dossiers essentiels dans un contexte marqué par la sécheresse, la hausse des charges, la baisse des revenus et les difficultés de renouvellement des générations.
Les parlementaires ayant soutenu ce texte ont fait le choix d’apporter des réponses concrètes aux agriculteurs plutôt que d’entretenir un débat idéologique sans solution.
Des avancées concrètes
Le texte adopté prévoit notamment des mesures facilitant la gestion de l’eau face aux épisodes de sécheresse ainsi que des moyens supplémentaires pour permettre aux éleveurs de mieux protéger leurs troupeaux contre la prédation.
La Coordination Rurale regrette toutefois que plusieurs dispositions initiales aient été affaiblies au cours des débats parlementaires.
Le combat continue
Pour la Coordination Rurale, cette loi ne constitue qu’une première étape. Les grands défis restent entiers : concurrence déloyale, surtransposition des normes françaises, effondrement de la rentabilité des exploitations et baisse durable des revenus agricoles.
Le syndicat poursuivra son engagement pour défendre une agriculture compétitive, capable de garantir la souveraineté alimentaire de la France.
Les priorités de la Coordination Rurale
- Garantir une gestion de l’eau adaptée aux besoins agricoles.
- Renforcer les moyens de protection contre la prédation.
- Lutter contre la concurrence déloyale.
- Mettre fin aux surtranspositions des normes françaises.
- Assurer des prix rémunérateurs pour les agriculteurs.
La Coordination Rurale continuera de défendre une agriculture de bon sens et rappelle son mot d’ordre : « Des prix, pas des primes. »