« Une nouvelle hausse des fermages est insupportable pour des exploitations déjà fragilisées. La Coordination Rurale demande un gel immédiat de l’indice national des fermages. »
L’indice national des fermages devrait augmenter de 3,23 % en 2026. Après la sécheresse, la canicule, les restrictions d’eau et un contexte économique particulièrement difficile, cette hausse constitue une nouvelle charge pour les agriculteurs. La Coordination Rurale appelle le Gouvernement à suspendre cette augmentation afin de préserver la trésorerie des exploitations.
Une hausse qui s’ajoute à des charges déjà insoutenables
L’indice des fermages est calculé à partir de l’évolution du revenu brut d’entreprise agricole et de l’inflation. En 2026, il devrait progresser de 3,23 %, poursuivant une hausse quasi continue depuis plus de dix ans.
Sur la période 2022-2026, les loyers agricoles auront ainsi augmenté de près de 20 %, alors même que de nombreuses exploitations connaissent d’importantes difficultés financières.
Des exploitations fragilisées par les crises
Les agriculteurs doivent déjà faire face à la sécheresse, aux épisodes de canicule, aux restrictions d’irrigation, à la hausse des charges de production et à l’incertitude des marchés agricoles.
Dans ce contexte, une nouvelle augmentation automatique des fermages vient encore alourdir les charges des exploitations, sans tenir compte de leur trésorerie réelle.
La Coordination Rurale demande un gel immédiat
Pour permettre aux exploitations de retrouver un minimum de visibilité, la Coordination Rurale demande au Gouvernement de geler l’indice national des fermages pour la campagne 2026.
Cette mesure constituerait un soutien immédiat aux agriculteurs, dans l’attente de politiques agricoles plus durables capables de restaurer la compétitivité et la rentabilité des exploitations françaises.
Les demandes de la Coordination Rurale
- Geler immédiatement l’indice national des fermages pour 2026.
- Préserver la trésorerie des exploitations agricoles.
- Adapter les décisions aux réalités économiques des agriculteurs.
- Mettre en place une politique agricole favorisant durablement la compétitivité des exploitations.
Pour la Coordination Rurale, les agriculteurs ont besoin de stabilité économique et de perspectives d’avenir, pas d’une nouvelle augmentation automatique de leurs charges foncières.