« Importations de viande : un signal positif de l’Europe, mais la vigilance reste indispensable »
La Coordination Rurale salue la décision de l’Union européenne de ne pas autoriser, à ce stade, le Brésil à exporter de la viande vers le marché européen. Une mesure salutaire pour protéger les consommateurs et les éleveurs européens face à une concurrence jugée déloyale.
Une décision forte face à une concurrence agressive
L’éviction temporaire du Brésil de la liste des pays autorisés à exporter vers l’Union européenne constitue un signal important sur le respect des normes sanitaires européennes.
Pour la Coordination Rurale, cette décision démontre surtout les limites du libre-échange agricole lorsque les standards imposés aux producteurs européens ne sont pas respectés par les pays tiers.
Le Mercosur reste une menace pour l’élevage européen
La Coordination Rurale rappelle que cette mesure reste provisoire et que le Brésil pourrait rapidement retrouver l’accès au marché européen.
Dans un contexte de contrôles insuffisants aux frontières et de pression commerciale croissante du Mercosur, les éleveurs français restent fortement exposés à une concurrence à bas coût.
Repenser le modèle agricole européen
Pour la Coordination Rurale, les accords de libre-échange fragilisent durablement les productions agricoles françaises et européennes.
À l’approche des négociations sur la PAC post-2027, le syndicat appelle à une politique agricole plus protectrice, garantissant l’avenir des filières d’élevage et la souveraineté alimentaire européenne.
La Coordination Rurale réaffirme son soutien à un commerce international équilibré, fondé sur une stricte réciprocité des normes sanitaires, environnementales et de production.
Oui aux échanges internationaux, mais pas au détriment des éleveurs français et européens.