Situation de la grippe aviaire : une aggravation inquiétante

La situation de la grippe aviaire continue de se détériorer en France et en Europe. Les autorités ont relevé le niveau de risque à « élevé » le 22 octobre 2025 à la suite de la confirmation de plusieurs foyers dans différents départements. Les mesures de biosécurités ont donc été renforcées sur l’ensemble du territoire national : mise à l’abri des volailles, restrictions de transport et surveillance renforcée.

Alors que la vaccination avait été présentée comme le centre de la stratégie du gouvernement pour la prévention de la maladie, la prise en charge financière par l’État ne cesse de diminuer, passant de 85 % à 70 %, puis désormais seulement à 40 %. Cette réduction de la contribution de l’État portera le coût de la vaccination à 0,75 € HT en moyenne par canard de production. Une augmentation des postes liés à la vaccination et au coût du caneton est attendue dès le quatrième trimestre 2025. La Coordination Rurale dénonce cette incohérence et rappelle que la vaccination ne peut être efficace que si elle s’accompagne d’un soutien durable et équitable pour tous les éleveurs.

Dans un contexte d’incertitude permanente, les éleveurs se sentent abandonnés. La Coordination Rurale appelle les pouvoirs publics à prendre la mesure de la détresse du terrain : la filière avicole ne pourra pas tenir sans un accompagnement fort et rapide de l’État.


Salmonelle : des règles excessives qui étouffent les éleveurs

La filière volailles est aujourd’hui confrontée à une pression administrative et économique intenable face aux mesures liées à la salmonelle. Abattage du cheptel, pertes financières majeures voire arrêt de l’activité, le moindre résultat positif (même issu d’un simple prélèvement environnemental), entraîne des conséquences dramatiques. Ces décisions laissent les éleveurs démunis, d’autant que les indemnisations sont souvent décalées de la réalité et ne correspondent pas aux charges réelles qu’ils supportent.

En France, la règlementation appliquée va au-delà des exigences européennes. En effet, la France a choisi d’ajouter des analyses d’environnement (notamment des prélèvements de poussière) en plus des prélèvements réguliers de fientes demandés par l’Union Européenne. En cas de détection positive dans les poussières, les animaux sont directement abattus malgré l’attente des résultats d’un second test de confirmation. Cette approche plus stricte pèse lourdement sur les éleveurs, tant par la fréquence accrue des analyses que par la sévérité des mesures mises en place en cas de résultat positif.

La Coordination Rurale dénonce cette politique disproportionnée et plaide pour une révision du dispositif français. Afin d’éviter la destruction d’élevages sains, elle demande la reconnaissance du deuxième test de confirmation. Elle réclame également un alignement des obligations d’analyse sur le cadre européen afin de réduire la charge administrative et financière pesant sur les éleveurs. La lutte contre la salmonelle doit être menée en concertation avec les éleveurs et non au détriment de leurs intérêts.

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