« L’arrêté publié le 13 août au Journal officiel confirme une nouvelle hausse de l’indice national des fermages : +3,23 % en 2026, portant l’indice à 127,04, contre 123,06 en 2025. Dès le mois de juillet, la Coordination Rurale avait demandé à la ministre de l’Agriculture de geler cet indice afin de ne pas imposer une charge supplémentaire aux fermiers. Aucune réponse. Et aujourd’hui, la hausse est actée. »

Près de 20 % de hausse en cinq ans : jusqu’où faudra-t-il aller ?

Entre 2022 et 2026, le loyer des terres agricoles aura augmenté de près de 20 %. Dans le même temps, de nombreuses exploitations affrontent des trésoreries exsangues, les conséquences de la sécheresse et de la canicule, ainsi qu’un environnement économique toujours plus incertain.

Augmenter une nouvelle fois les fermages dans un tel contexte est incompréhensible.

Les agriculteurs n’exploitent pas des statistiques : ils doivent payer leurs charges, financer leur prochaine campagne et continuer à produire.

Un indice qui ne raconte plus la réalité des fermes

Le calcul repose à 40 % sur l’inflation (+1,09 %) et à 60 % sur l’évolution du revenu brut d’entreprise agricole rapporté à la surface (+4,72 %). Sur le papier, la formule fonctionne. Dans les fermes, la réalité est tout autre.

Ces moyennes nationales ne disent rien de la trésorerie disponible, des disparités entre productions, des accidents climatiques ou des difficultés économiques rencontrées exploitation par exploitation. On ne peut pas continuer à augmenter automatiquement les loyers agricoles à partir d’indicateurs qui ne reflètent pas la capacité réelle des fermiers à les payer.

La Coordination Rurale réitère sa demande de gel de l’indice des fermages pour 2026 et demande au Gouvernement d’engager sans délai une réforme profonde de son mode de calcul.

Quand la réalité agricole change, les règles doivent changer avec elle.

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