Lors de la réunion du CNGRA (Comité national de gestion des risques en agriculture) de la semaine dernière, certains départements ont obtenu la reconnaissance en calamités agricoles pour la sécheresse prairies. Cette reconnaissance a un goût amer puisque les taux sont sous-estimés et en inadéquation totale avec la réalité du terrain.

La procédure de reconnaissance a été accélérée afin de répondre aux annonces de Marc Fesneau, ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, lors des différents salons à l’automne. Un premier zonage provisoire avait été établi fin octobre et maintenant les zonages définitifs sont en cours de validation.

Le CNGRA de la semaine dernière, qui a étudié la reconnaissance sécheresse pour 17 départements, a fait l’objet de plusieurs demandes de la part de la profession comme la revalorisation de l’unité fourragère. Cette demande a été refusée au motif qu’il s’agit d’une perte et pas d’un coût de remplacement.

Même si le taux d’indemnisation passe de 28 à 35 %, l’ensemble de la profession a voté contre les dossiers sécheresse, en raison d’une sous-estimation des pertes. Elle n’a malheureusement pas réussi à se faire entendre par les autres membres présents autour de la table. Pour la Coordination Rurale, cela laisse le sentiment d’une véritable coupe budgétaire et une volonté du ministère de ne plus s’embêter avec les calamités agricoles, vu que la réforme se met en place dès le 1er janvier 2023.

Les premiers départements classés en sécheresse sont : l’Ardèche, l’Aveyron, le Cantal, la Corrèze, la Creuse, la Drôme, l’Isère, la Haute-Loire, la Haute-Vienne, la Loire, le Lot, la Lozère, le Rhône, le Puy-de-Dôme, Pyrénées-Atlantiques, le Tarn et le Tarn-et-Garonne. Pour les autres, ils seront étudiés lors du prochain CNGRA qui se tiendra le 18 janvier 2023.

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