Paris, le 31/03/2026 – Coordination Rurale | Contact presse : 06 83 01 23 15

Une crise énergétique qui fragilise les exploitations

La crise énergétique liée aux tensions sur les approvisionnements en pétrole, gaz et engrais dans le détroit d’Ormuz frappe durement l’agriculture française. La flambée des prix des intrants indispensables à la production agricole menace la pérennité de nombreuses exploitations.

La Coordination Rurale alerte : sans stratégie nationale cohérente et anticipée, la France risque une accélération des cessations d’activité et un affaiblissement durable de ses filières agricoles.

Éviter la répétition des erreurs de 2022

La Coordination Rurale rappelle les leçons de la crise énergétique de 2022, déclenchée par la guerre en Ukraine. La dépendance excessive à certaines voies d’approvisionnement avait déjà fragilisé les agriculteurs.

Aujourd’hui, la hausse brutale du prix du GNR et des engrais plonge notamment les filières de grandes cultures dans une situation financière critique. Sans intervention rapide de l’État, la souveraineté alimentaire française est directement menacée.

Pour une planification énergétique au service de l’agriculture

La dépendance des engrais azotés au prix du gaz rend le système agricole particulièrement vulnérable. La Coordination Rurale appelle à une réorientation stratégique vers l’électricité, dont la production nucléaire et photovoltaïque peut offrir une alternative plus stable et compétitive.

L’électricité, qui représente déjà 16 % de la consommation énergétique du secteur agricole, peut devenir un levier majeur de compétitivité pour les exploitations, notamment via une distribution à prix coûtant sans taxation.

Les mesures proposées par la Coordination Rurale

Face à cette crise, la Coordination Rurale propose plusieurs pistes :

  • Aligner la France sur les mesures mises en place en Espagne et en Allemagne pour soutenir les secteurs exposés.
  • Envisager une sortie du marché européen de l’électricité ou la désindexation du prix de l’électricité sur celui du gaz.
  • Relocaliser la production d’engrais azotés en France, notamment à partir de l’hydrogène.
  • Plafonner temporairement le prix du GNR à 1 € TTC et instaurer un bouclier tarifaire ciblé pour le gaz agricole.

Pour la Coordination Rurale, l’État doit cesser d’agir uniquement en réaction aux crises et redevenir un véritable stratège capable de garantir la viabilité économique de l’agriculture française.

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Coordination Rurale | www.coordinationrurale.fr | 16 rue Friant – 75014 Paris

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