Comme lors de la première réunion, certaines thématiques sont omniprésentes : la contractualisation, l’export, l’évolution des interprofessions ou bien encore le développement des organisations de producteurs. Concernant la contractualisation, la position de la CR est claire : nous privilégions la mise en place de contrats de partenariat, les agriculteurs n’étant pas de simples fournisseurs de matières premières ! L’export, cheval de bataille de la FNSEA & Cie, est toujours mis en avant avec cette volonté de se développer à tout prix sur de nouveaux marchés. Une vision du marché assez incompréhensible dans la mesure où nous sommes importateurs dans de nombreuses productions. « L’export, si c’est pour se prostituer au niveau du prix, ce n’est pas la peine ! Si certains ont besoin d’exotisme, qu’ils partent en voyage ! Aujourd’hui, il est plus important de reconquérir notre marché intérieur. Puisque le secteur de la restauration hors domicile (RHD) importe massivement, c’est bien qu’il y a des parts à prendre sur ce marché ! Le débouché des circuits courts est également une piste intéressante, que ce soit du producteur vers le consommateur ou même entre producteurs (la vente directe de céréales à un éleveur étant interdite). » Pour ce qui est des interprofessions, des évolutions sont souhaitées, notamment concernant le rôle des interprofessions vis-à-vis de la contractualisation. Nous avons également rappelé notre volonté de privilégier, au sein de ces entités, les votes à majorité et non à l’unanimité et avons évoqué l’utilité d’établir des passerelles entre les différentes interprofessions (celles des céréales et de l’élevage par exemple). Enfin, la Coordination Rurale a une nouvelle fois rappelé la nécessité de donner des moyens à la recherche pour trouver des solutions alternatives aux traitements (phyto)sanitaires en passe d’être supprimés.

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