Point de vue de Nicolas Jaquet, représentant de la CR à cet atelier :

« Plusieurs interventions ont été présentées après n’avoir été programmées que la veille au soir. Au bout de la troisième réunion, les thèmes abordés commencent à être redondants. En vin, c'est le haut de gamme qui tire l'ensemble de la production française à l'export. Il nous est indiqué qu’il faut s'adapter au marché mondial, sans quoi 75 % des surfaces de vigne pourraient disparaître. Avec des pizzerias dans le monde entier, l'Italie réussirait à placer ses vins de qualité moyenne. L'Espagne communique sur une image de soleil et d'art de vivre avec un logo qui existe depuis 25 ans. L'Irlande joue sur une image « Origin Green ».

Le Comité français pour la solidarité internationale (CFSI) précise que 60 % de la population de l'Afrique de l'Ouest est paysanne. Le Groupement national interprofessionnel des semences et plants (Gnis) explique que le développement durable est pris en compte dans tous les accords mais que le paysan africain ne peut pas continuer à produire seulement 800 kilogrammes de cacahuètes par hectare. Le représentant du ministère tente une synthèse : il faut exporter nos normes sociales et environnementales, et plaider une mondialisation régulée. La France touristique et sa qualité de vie doivent servir l'image de nos produits alimentaires. Il faut accompagner les entreprises qui exposent dans les salons, et booster nos produits au salon international de l’Alimentation. Mais n’est-ce pas ce que nous faisons déjà ? En conclusion, il est indiqué que toutes les entreprises ont l'obligation d'aller à l'international – première nouvelle –, que ce n'est pas pour faire du dégagement mais que quand un marché s'ouvre, il faut y être ! Cinq sous-groupes devaient être formés, mais faute de temps, cela n'a pas été fait. Je me demande encore à quoi ils auraient servi… J'ai pris la parole pour expliquer notre métier de céréalier, l'interdiction de vendre à nos voisins, l'obligation de livrer à la coopérative, le fait que notre rémunération est la variable d'ajustement… J'ai réitéré mes propos sur l'objectif de prix rémunérateurs des EGA et sur les marchés non rémunérateurs avec nos clients sur les pays tiers que l'on ferait mieux d'aider à produire plutôt que de les inonder de nos productions. Je n’ai eu qu’une réponse relativement agressive du président de l’atelier, qui lorsque je l’ai salué en fin de réunion, m’a avoué avoir été marqué par la manifestation de la veille (lien vers l’article Axéréal) tout en indiquant qu’il souhaitait venir expliquer son métier de président de coopérative. »

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