Représentante de la Coordination Rurale à cet atelier : Agnès Henry.

Atelier 10 : « Lutter contre le gaspillage alimentaire »

  La réunion a commencé par plusieurs interventions :
  • CAP COLLECTIF a fait un retour sur la contribution publique sur Internet (près de 12 000 contributions) et quelques propositions à retenir : favoriser la pratique du doggy bag, mieux intégrer les différences entre DDM (Date de durabilité minimale) et DLC (Date limite de consommation) ;
  • Une mise en contexte par le ministère de l’Écologie (au niveau européen, international, les dispositions réglementaires en vigueur, le programme national de prévention des déchets, etc.) ;
  • Présentation du Pacte national de lutte contre le gaspillage alimentaire dont l’objectif est de réduire de moitié les pertes et gaspillages à l’horizon 2025.
Ensuite, un tour de table a été fait pour entendre les propositions de tous les participants. Ce que nous pouvons retenir :
  • l’absence de l’Éducation nationale lors de cette première rencontre (non invitée). Elle sera donc invitée lors de la prochaine réunion. Un manquement étonnant tant l’éducation auprès des professionnels et des consommateurs est importante.
  • l’absence également de représentant des marins-pêcheurs. Une production dans laquelle il y a de nombreuses pertes. Il semblerait qu’il leur soit interdit de rejeter en mer ce qui ne peut pas être vendu (car par exemple trop petit). Les bateaux se retrouvent donc avec une marchandise potentiellement consommable mais qui ne peut ni être commercialisée, ni rejetée et qui finit donc à la décharge. Des solutions doivent être trouvées à ce sujet.
  • constat compris de tous : un tiers de ce qui est acheté est jeté avant consommation.
  • les associations caritatives soulignent toutes le manque de moyens concernant le stockage et le refroidissement des marchandises. De nombreuses marchandises, ne peuvent être acceptées à cause de ces problématiques. Il y a beaucoup d’interventions mettant en avant la réalité terrain et les limites qui se posaient pour les associations. Il faut donner une vraie priorité à la formation, que ce soit auprès des consommateurs que des professionnels du secteur alimentaire. Un suivi d’expérience dans les Pyrénées-Orientales a montré l’impact de l’éducation auprès des jeunes consommateurs.
  • la proximité, les synergies locales, le travail territorial doivent être l’une des bases de travail. Les régions devront prendre en charge ce travail.
  • pour les consommateurs, il y a une incompréhension entre les différentes dates limites : DDM, DLC, DLUO, etc.
  • pour les entreprises agroalimentaires, la proximité et le local ne sont pas des gages en matière de sécurité sanitaire.
Pour la CR, les agriculteurs sont des professionnels responsables qui permettent de faire un lien entre la terre, le territoire, les consommateurs. Ce sont également des acteurs de l’environnement et des garants du paysage. Guillaume GAROT, le président de l’atelier, souhaite avancer et attend des propositions concrètes sur les 4 thèmes suivants :
  • proximité/local/soutien de projets régionaux
  • éducation/sensibilisation des consommateurs
  • accompagnement/formation des professionnels
  • évolutions réglementaires à mettre en place
Quelques pistes ont d’ores et déjà été présentées :
  • choisir/créer des indicateurs pour évaluer le niveau de perte dans les différentes filières ;
  • clarifier les différents types de dates (DDM, DLC, DLUO) ;
  • améliorer la gestion des invendus dans les différents circuits de distribution ;
  • faciliter le partage des bonnes pratiques contre le gaspillage ;
  • sensibiliser tous les acteurs : du producteur au consommateur.

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