Le 3 septembre prochain, Bertrand Venteau, président de la Coordination Rurale, comparaîtra devant le tribunal correctionnel d’Auch pour des propos tenus lors de son élection à la présidence du syndicat.

La Coordination Rurale assume. Elle ne se taira pas.

Lorsque Bertrand Venteau déclarait : « Les écolos, la décroissance, veulent nous crever, nous devons leur faire la peau », il désignait un adversaire politique et idéologique : une écologie punitive et décroissante dont nous combattons les idées et les conséquences pour l’agriculture française.Il n’était évidemment pas question d’appeler à s’en prendre physiquement à quiconque. Mais derrière le procès d’un homme se pose désormais une question : veut-on bâillonner un syndicat agricole parce qu’il refuse de se soumettre au discours dominant ?

L’agribashing est partout
Pollueurs, empoisonneurs, voleurs d’eau, destructeurs de la biodiversité… Les agriculteurs sont devenus les responsables désignés de tous les maux. Cet été encore, PETA allait jusqu’à mettre en cause l’élevage à propos des incendies en Corse.Les accusations les plus infâmes contre les agriculteurs se banalisent et restent trop souvent sans réponse. Mais lorsqu’un responsable syndical emploie des mots volontairement forts pour dénoncer une idéologie qu’il considère comme destructrice pour sa profession, il se retrouve devant un tribunal. Ce deux poids, deux mesures est devenu insupportable.Oui, nous combattrons l’écologie punitive
La Coordination Rurale refuse de confondre protection de l’environnement et écologie punitive. Recul de notre production, accumulation des normes, insuffisance du stockage de l’eau, prédation, multiplication des contrôles : l’agriculture française paie depuis trop longtemps le prix de décisions prises loin des réalités du terrain.Oui, nous combattrons politiquement cette idéologie. Combattre des idées n’est pas menacer des personnes. Défendre avec force les agriculteurs n’est pas un délit.Bertrand Venteau aborde sereinement cette échéance : « Je suis droit dans mes bottes. Je n’en fais pas une affaire personnelle : c’est un combat collectif que je mène. J’assume pleinement d’avoir mis le doigt sur l’un des maux de l’agriculture française : l’écologie punitive qui accélère la décroissance agricole de notre pays.Je n’ai pas honte de défendre nos paysans qui ont sué sang et eau depuis tant d’années. Mais où sont les poursuites contre ceux qui nous attaquent sans relâche ? Qui mesure les effets psychologiques de ce harcèlement permanent ?Les agriculteurs français ont été trop longtemps placés sous le joug d’idéologies néfastes sans répondre. L’été que nous venons de vivre, entre incendies, manque de stockage de l’eau, prédation et contrôles, renforce notre détermination. Et je suis fier de constater que les langues se délient et que nos idées sont désormais plus largement partagées. »

Vous ne nous ferez pas taire
La Coordination Rurale refuse d’être bâillonnée parce qu’elle dérange, mobilise et assume pleinement son rôle syndical.

Nous continuerons à défendre le revenu, la dignité et le droit de produire des agriculteurs ainsi que la souveraineté alimentaire de la France. Nous continuerons à mobiliser. Nous continuerons à parler fort.

Le 3 septembre, Bertrand Venteau ne sera pas seul. Derrière son président, c’est toute la Coordination Rurale qui se tiendra debout. Nous, pour les agriculteurs, partout, tout le temps, nous serons toujours là. Paysans français : vous ne marcherez jamais seuls !

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Coordination Rurale | www.coordinationrurale.fr

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