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La politique du pire

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La politique du pire

Trois ravageurs de plus se sont fait remarquer récemment. La cochenille tortue du pin (Toumeyella parvicornis), comme son nom l’indique, s’attaque aux pins. Le perceur chinois (Xylotrechus chinensis) s’en prend lui à la famille des Moraceae, soit près de 1 400 espèces de plantes, dont les figuiers, les mûriers, les ficus benjamina ou elastica (caoutchouc) sont les plus connus. Notez qu’on soupçonne également ledit perceur chinois d’éventuels raids sur les pommiers, poiriers et la vigne. Enfin, la Pochazia shantungensis est une espèce de cicadelle connue sous le nom de cigale à ailes brunes qui, de son côté, ravage sans discrimination aucune, toute espèce d’arbres fruitiers.

L’État est déjà sur le pied de guerre, puisque un projet d’arrêté concerne la cochenille tortue. Malheureusement, la volonté de la puissance publique se résume comme à l’accoutumé à deux actions : tracer des cercles concentriques sur les cartes pour délimiter des zonages et éliminer les plantes malades. En quelques mots, il est question de faire des ronds et exécuter les victimes.

Concernant la lutte contre les agresseurs, rien n’est fait ! Aucune recherche, aucun produit phytosanitaire (même bio), aucune méthode. Comme par le passé, l’État ne fera rien pour faire émerger une quelconque solution. De fait, cette même passivité produira les mêmes conséquences et infestation (charançon rouge, frelon asiatique, paysandisia archon, etc.).

Au mieux, la nation et donc le contribuable mettra la main au portefeuille pour d’éventuelles indemnisations qui diminueront au rythme de la disparition des exploitations. Pour notre filière et plus généralement pour le monde végétal, c’est à terme une multiplication des maladies transmises par les ravageurs, une perte de la biodiversité, et une altération des paysages.