L'info régionale

Réseaux sociaux

La merde, c’est dans l’épandeur, pas dans mon assiette !

Viande

La merde, c’est dans l’épandeur, pas dans mon assiette !

L’an dernier, la CR a déjà dénoncé dans un article les agissements, soi-disant  en faveur du bien-être animal, de la start-up française Gourmey dont les travaux sur le foie gras in vitro nous avaient laissés plus que dubitatifs. Aujourd’hui, l’Europe est sur le point de recevoir une demande d’autorisation de mise sur le marché pour de la viande cellulaire. La Commission européenne a également été saisie par une association antispéciste voulant exclure l’élevage des activités éligibles aux subventions agricoles et inclure des alternatives éthiques et écologiques, telles que l’agriculture cellulaire et les protéines végétales.

« La viande provient du “vivant”, ce n’est pas un produit de laboratoire », précise Éric Menenteau, éleveur à Serigny (86). « Mes vaches, elles, consomment l’herbe de mes champs, l’ensilage que je prépare chaque fin d’été, elles sortent, se font les muscles, et c’est ce qui fait que la viande qu’elles donnent est tendre et savoureuse. Dans un laboratoire, multiplier des cellules pour en faire un… je ne sais même pas comment appeler cette chose… n’est qu’un exercice d’apprenti sorcier. Les risques pour la santé ont-ils été mesurés ? Baignées dans un liquide OGM et elles-mêmes modifiées génétiquement pour être immortelles, ces cellules devraient finir dans nos assiettes ? Pas dans la mienne, je vous le garantis ! »

Quoi qu’il en soit, le principe de précaution doit prévaloir car ces substances requièrent l’emploi massif d’hormones et de perturbateurs endocriniens. Ce sont autant de molécules pointées du doigt pour leurs impacts sur la santé et interdites en élevage.

Malgré cela, la start-up néerlandaise Meatable, spécialisée dans la production de « viande » in-vitro, a obtenu une subvention à hauteur de 3 millions d’euros de la part de la Commission européenne en 2019 (source https://cutt.ly/1hYA99z). 

Ces produits de synthèse ne doivent plus bénéficier de financements publics issus de nos impôts !

Rien ne peut remplacer l’élevage traditionnel

Pour Éric, « c’est la mort de l’élevage qu’ils souhaitent. Mais quand on ne sera plus là, adieu l’entretien de la nature, adieu le pays de la gastronomie. » Au-delà de fournir de la viande, l’élevage permet de valoriser des prairies permanentes non cultivables, de séquestrer le carbone de l’air, d’entretenir les paysages contre les incendies, de valoriser les déchets végétaux non consommables par l’Homme…

 

Alors qu’un décret du gouvernement s’apprêtait à interdire dès le 1er octobre l’appellation « viande », « steak » ou « nuggets » pour désigner des produits élaborés en laboratoire, le Conseil d’État a décidé de le suspendre. À nouveau, nos institutions reculent au mépris des éleveurs et des consommateurs. Alors même qu’il s’agissait d’une mesure de bon sens, pourtant depuis longtemps attendue, l’État s’avère une fois de plus incapable de livrer une réponse claire et honnête à un problème pourtant simple.

Tags :