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La filière porc mondiale pénalisée par la fièvre porcine et le coronavirus

La filière porc mondiale pénalisée par la fièvre porcine et le coronavirus

Trois entreprises (une de volailles, deux de bovins) ont perdu leur agrément avec la Chine en raison de plus de trois cas de coronavirus déclarés sur les salariés travaillant sur les chaînes. Néanmoins, malgré une guérison totale de tous les salariés, ils n’ont toujours pas retrouvé les agréments.
De même, le coronavirus cause des soucis sur les chaînes d‘abattage. En effet, les salariés détachés (venant en majorité des pays de l’Est) sont rentrés chez eux. Il manque donc de la main-d’œuvre et pour l’instant il y a un retard d’abattage de 60 000 porcs en Allemagne. De plus, les normes augmentant, sur les chaînes d‘abattage et de découpe, le mètre de distance entre salariés est difficile à respecter.

Après les Hommes, les animaux, la Fièvre Porcine Africaine a touché une troisième zone en Allemagne. 2,5 millions de cochons sont exportés à l’année dans les zones touchées pour lesquelles toutes les exportations hors Europe sont bloquées. Il est à rappeler que, pour le moment, les cas de FPA n’ont été signalés que sur des sangliers sauvages. La Belgique, quant à elle, essaye de retrouver un statut indemne pour pouvoir recommencer à exporter car il n’y a plus de cas de FPA depuis plus d’un an dans ses élevages. Au Brésil, la fièvre porcine classique menace de revenir, ce qui pourrait entraîner une fermeture des exportations vers la Chine et l’Europe.

Selon les statistiques chinoises, leur production devrait arriver à l’équilibre courant 2021. En septembre, il y a eu une forte exportation vers la Chine, mais aujourd’hui elles sont en forte baisse, tandis que les prix ont également baissé. Cela s’expliquerait par la création de stocks, la Chine souhaitant assurer son alimentation.