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La CR42 rencontre Monsieur BOROWCZYK député de la Loire à propos du CETA

La CR42 rencontre Monsieur BOROWCZYK député de la Loire à propos du CETA

Alors que le CETA a finalement été ratifié mardi 23 juillet à l’Assemblée Nationale, la CR42 a rencontré le député LREM, le vendredi 26 juillet pour comprendre sa position et exprimer la profonde déception du monde agricole qui vit une crise économique et climatique sans précédent.

En effet, Monsieur BOROWCZYK comme beaucoup de députés LREM est favorable à cet accord, dont l’histoire a débuté il y a 20 ans… Selon lui, l’agriculture française sera gagnante également par l’exportation de produits AOP (vin, fromage…). Cependant, il reconnaît avoir des doutes sur le volet sanitaire c’est pourquoi il s’est abstenu lors du vote. Par ailleurs, la quantité de viande importée restera faible selon lui. Et pourtant la CR42 lui rappelle à son grand étonnement que la viande importée sera constituée de morceaux de haute valeur ajoutée (aloyau) ce qui n’est pas négligeable pour les agriculteurs français.

La CR 42 a souhaité également aborder l’échec de la Loi Egalim. Cette loi avait pour but de mieux rémunérer les producteurs et il n’en est rien. Un courrier a d’ailleurs été envoyé à l’ensemble des députés et sénateurs sur la non application de l’article 44 qui prévoyait de protéger les agriculteurs de l’importation de produits ne respectant pas les normes sanitaires et éthiques françaises.

La Loi Egalim doit aller plus loin avec un recadrage des grandes distributions et des coopératives qui sont d’une opacité totale. Elles profitent de leurs statuts pour établir des paradis fiscaux et ne pas payer les producteurs grâce à des holdings qui s’attribuent les bénéfices.

Enfin, la CR42 fait part de son inquiétude sur la situation critique de nombreux agriculteurs. Dans un contexte économique et climatique, très complexe, le monde agricole se sent abandonné. L’adaptation au changement climatique est une urgence mais peu de mécanisme sont enclenchés dans ce sens. Certaines pistes doivent être explorées et mises en place :

– Créer des retenues collinaires,

– Trouver des cultures ou variétés plus résistantes au manque d’eau,

– Mettre en place des systèmes paragrêles (ex du Rhône) pour protéger les cultures,

– Etre vigilant vis à vis des installations en tenant compte d’une meilleure autonomie fourragère sur l’exploitation.

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