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La CR38 entre en résistance !

La CR38 entre en résistance !

Fin janvier, c’est en allant acheter son pain à la boulangerie de Luzinay (38200) qu’un adhérent de la CR38 a remarqué une pétition appelant à « la résistance pour l’interdiction de tous les pesticides ». Face à la virulence du texte et pour se prémunir d’éventuelles « attaques » de la part des habitants du secteur contre leur profession, les adhérents du syndicat ont décidé de se rendre sur place pour mettre feu à cette pétition malveillante.

Les choses auraient pu se passer différemment… Lors du ciné-débat organisé par la CR38 au mois d’octobre autour du film « Au nom de la terre », des discussions apaisées avaient pu avoir lieu entre les membres du mouvement « Nous voulons des coquelicots » et les nombreux représentants de la profession agricole présents dans la salle. A la fin de la séance, il était même envisagé d’organiser une rencontre pour échanger davantage sur l’adaptation des pratiques agricoles aux nombreux changements qui sont à l’œuvre actuellement (climatiques, économiques et sociétaux). Mais tout cela, c’était avant. Avant de découvrir la malveillance et la dangerosité de la pétition que le mouvement des coquelicots était sur le point de propager comme une trainée de poudre dans les alentours de Vienne (38200) et dans d’autres secteurs du département. Pour que vous puissiez vous faire une idée pour plus précise, en voici un extrait :

« Les pesticides sont des poisons qui détruisent tout ce qui est vivant. Ils sont dans l’eau de pluie, dans la rosée du matin, dans le nectar des fleurs et l’estomac des abeilles, dans le cordon ombilical des nouveaux-nés, dans le nid des oiseaux, dans le lait des mères, dans les pommes et les cerises. Les pesticides sont une tragédie pour la santé. Ils provoquent des cancers, des maladies de Parkinson, des troubles psychomoteurs chez les enfants, des infertilités, des malformations à la naissance. L’exposition aux pesticides est sous-estimée par un système devenu fou, qui a choisi la fuite en avant. Quand un pesticide est interdit, dix autres prennent sa place. Il y en a des milliers. »

Avant de disparaitre, ce document avait déjà récolté une cinquantaine de signatures… A une période où les agriculteurs sont constamment montrés du doigt et subissent de nombreuses pressions psychologiques, une telle pétition était tout simplement inadmissible aux yeux des représentants de la CR38. Si le mouvement des coquelicots voulait vraiment protéger les consommateurs, il devrait en premier lieu encourager les députés de la majorité à appliquer l’article 44 de la loi EGAlim. S’attaquer à des professionnels formés (Certiphyto) pour l’utilisation de produits phytosanitaires homologués par l’État ne leur apportera rien de bon.