L'info régionale

Réseaux sociaux

la CR36 rencontre la sénatrice Bellurot : une discussion riche et intéressante

Rencontre CR36

la CR36 rencontre la sénatrice Bellurot : une discussion riche et intéressante

La CR 36, représentée par Maguelonne De Sèze, Gilles Pinon et Laurent Thomas, a rencontré la sénatrice Nadine Bellurot, accompagnée de son suppléant, Pascal Couturier, maire de Vicq Exemplet et agriculteur.

En préambule à cet échange, nous avons précisé que l’Indre fait partie d’une zone, dite intermédiaire (loin des ports, des infrastructures logistiques et industrielles, faible potentiel agronomique) et que nos DPB sont inférieurs à 200 €, alors que ces dernières années nous subissons de plein fouet les sécheresses estivales et/ou printanières. L’agriculture dans notre département est en danger, et par conséquent c’est la vie du territoire qui est en jeu.

Le premier sujet abordé a été celui du Ceta. Cet accord commercial est un très mauvais signe pour les éleveurs du département. Il induit en effet une concurrence déloyale dont a conscience la sénatrice. Nous avons rappelé l’urgence d’appliquer l’article 44 de la loi EGalim. Pour contrer cette concurrence déloyale, nous avons rappelé la proposition de la CR concernant l’exception agriculturelle.

Les normes européennes ont été le deuxième sujet évoqué. La sénatrice était sur la même longueur d’onde que nous. Il faut impérativement une harmonisation au sein de l’Union européenne. Elle a d’ailleurs voté en faveur du retour des néonicotinoïdes : c’est la raison qui l’a emporté. L’exemple du Fipronil a bien illustré nos propos.

En dernier lieu, l’épineuse question de la pression du foncier et l’artificialisation des terres agricoles ont été évoquées. Sur certaines exploitations le prix du fermage est la charge la plus importante, alors que la rentabilité des exploitations est très faible. Le statut du fermage est le seul qui existe pour valoriser les terres agricoles. Ce statut mérite d’évoluer et peut-être remettre au goût du jour le statut du métayage. Par ailleurs, l’État ne pourrait-il pas garantir le fermage aux propriétaires en cas de non-paiement de celui-ci et prévoir que les propriétaires soient exonérés de CSG en cas de bail à long terme ?