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La CR demande des outils efficaces pour le foncier agricole

La CR demande des outils efficaces pour le foncier agricole

A l’heure où l’autonomie et l’efficience sont au coeur des priorités, la restructuration foncière semble être une des clés pour améliorer les conditions d’exploitation des propriétés agricoles. Le Conseil Départemental l’a bien compris et œuvre depuis plusieurs années à la mise en place de diagnostics fonciers permettant par la suite d’améliorer le parcellaire des exploitations agricoles.

C’est pourquoi, Gilles CIERGE et Michel DELOCHE, administrateurs à la CR63 ont souhaité rencontrer fin juin M. CHAUVIN, président du Conseil Départemental du Puy de Dôme pour échanger sur cette problématique.

Afin d’illustrer au mieux, les problèmes rencontrés sur le terrain, Gilles CIERGE a souhaité faire part de sa situation personnelle : « Il y a quelques semaines, un îlot de 1100 mètres situé au milieu de mon exploitation a été mis en vente à un tarif bien au dessus du marché. Le risque était bien évidemment d’avoir au milieu de mes parcelles, un champ destiné à une activité de loisirs ou d’habitation secondaire type stationnement de caravane conduisant inévitablement à des conflits de voisinage. Dans ce cas précis, si je demande une simple préemption pour ce terrain (qui semble légitime), je dois verser 1000 euros à la SAFER sans avoir l’assurance d’obtenir le bien derrière. Cette situation est tout simplement aberrante et à l’heure actuelle aucun dispositif ne permet de l’éviter. A l’inverse, le Conseil Départemental va m’exproprier sur plusieurs milliers de mètres carrés pour la réalisation d’une piste cyclable, sans que je n’ai mon mot à dire ».

Même si le syndicat souligne l’initiative du Conseil Départemental par la mise en place de plusieurs diagnostics fonciers, cette première étape n’est pas suffisante. Il faut continuer à convaincre les maires, les présidents des intercommunalités de la nécessité de faciliter ce travail. Tous les acteurs doivent en être convaincus et mettre les moyens pour atteindre cet objectif. Une exploitation bien structurée, c’est un atout pour transmettre et installer un jeune.

De son côté, Michel DELOCHE a dénoncé une nouvelle fois le projet de la voie verte « Via Allier » dont le tracé ne tient pas compte des besoins des exploitants ( l’accès aux parcelles, l’application des traitements en bordure de chemins, l’accès aux infrastructures liées à l’irrigation, etc.) et qui consomme du foncier inutilement puisque très souvent des chemins situés en parallèle auraient pu être utilisés. « Aujourd’hui, on entend régulièrement dans les médias, la nécessité de préserver le foncier agricole et de mettre un frein à l’artificialisation des terres malheureusement cet exemple nous démontre qu’on est loin d’atteindre cet objectif » s’exclame Michel DELOCHE.