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La CR alerte le ministre sur la situation des agriculteurs face à la gestion des aléas

La CR alerte le ministre sur la situation des agriculteurs face à la gestion des aléas

À l’occasion de sa visite dans l’Allier, la CR a pu rencontrer le ministre de l’agriculture. Constatant avec regret que le système de gestion des aléas agricoles (climatique, parasitaire, financier) est à bout de souffle et ne permet plus d’indemniser correctement les agriculteurs, la CR a interrogé le ministre sur 4 points à travailler activement pour mieux faire face à ces aléas dans l’avenir :


1- La gestion de l’eau

Pour faire face aux risques de sécheresse, nous avons demandé que tous les agriculteurs puissent, sur leur terrain, de constituer des réserves d’eau librement et sans autorisation. Ceci constitue la meilleure assurance récolte.


2- L’absence d’alternatives suite à l’arrêt de nombreux produits phytosanitaires.

Suite au retrait de certains produits, on se retrouve dans des impasses pour lutter contre certains ravageurs (puceron sur orge, corbeaux dur maïs, ergot…). Le président avait promis un contrat de solution et pas d’interdiction sans alternative. La réalité est toute autre.


3- Le financement de la recherche

Il nous faut des semences plus performantes, plus économes, résistantes… Or la recherche en France est en panne depuis des décennies et le casdar est un cas d’école.


4- Des prix rémunérateurs

Les prix rémunérateurs doivent prendre en compte les attentes sociétales des français. Pas d’investissement sans prix. Et ce n’est pas aux agriculteurs seuls de supporter le prix des attentes sociétales des français (ZNT, baisse de l’irrigation, suppression des produits phytosanitaires…). Ces coûts doivent être partagés à travers des prix rémunérateurs qui permettent aux agriculteurs de vivre dignement de leur travail.

Si M. le ministre a pleinement pris la mesure du problème de l’eau et promis un « varennes de l’eau » il y a fort à parier que le résultat risque d’être fort décevant. Et si il a conscience que de la recherche est nécessaire, aucun acte ne vient corroborer ce voeu pieu.

Pour le reste des questions, un silence assourdissant mais éloquent de M. le ministre…..