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La CR 48 organise une « tracto-party » devant la préfecture en réponse à la rave-party

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La CR 48 organise une « tracto-party » devant la préfecture en réponse à la rave-party

Le 8 août 2020, une rave-party s’est installée illégalement sur la commune de Hures-la-Parade sur le Causse Méjean. Environ 10 000 personnes étaient présentes ce week-end sur le site malgré l’interdiction des rassemblements de plus de 5 000 personnes, en raison de la crise sanitaire.

Alors que la gendarmerie avait été avertie deux jours avant l’installation de cette rave-party en Lozère, rien n’a été fait pour empêcher des milliers de véhicules d’occuper le lieu. Depuis, la préfecture a annoncé, à coups de communiqués de presse et de publications sur les réseaux sociaux, « condamner » l’organisation de cette rave-party. Encore faudrait-il que les actions suivent ces paroles !

En effet, rien n’a été fait pour déloger les raveurs, bien au contraire ! Livraison de 15000 masques, de gel hydroalcoolique, installation de deux postes de dépistage du Covid-19, ainsi que d’un poste médical. Tout est fait pour accompagner leur séjour en Lozère ! La présence de très jeunes enfants a également été avancée par la préfète pour justifier sa décision de ne pas procéder à une évacuation forcée. « C’est pour nous une raison supplémentaire d’agir rapidement ! » a réagit Maria Baret, vice-présidente de la CR 48.

Excédés par ces annonces et l’immobilisme de la préfecture, les agriculteurs de la CR 48 ont bloqué la N88 entre Barjac et Mende lundi 10 août 2020 en fin d’après-midi. L’opération s’est poursuivie toute la nuit dans les rues de Mende jusqu’à mardi matin vers 7h.

« Par cette action, nous avons pu dénoncer le double discours de l’État et souligner ses incohérences. L’État est intransigeant envers les agriculteurs mais laxiste avec ceux qui détruisent leur outil de travail. Ça suffit ! » s’est indigné Alain Pouget, Président de la CR 48.

La CR 48 s’interroge : où est l’État quand il faut intervenir ? Où sont les écologistes lorsqu’un site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO est détruit par des milliers de personnes installés illégalement ? Où sont les autres syndicats agricoles et la Chambre d’agriculture lorsqu’il s’agit de défendre la propriété privée d’un agriculteur ? Seule la CR 48 a agi pour défendre ce site.

« Que la Chambre d’agriculture se désolidarise de notre action n’a rien d’étonnant dans la mesure où nous n’avons jamais demandé ni son aide ni son accord pour agir. », conclut Alain Pouget qui ajoute : « ce n’est pas parce que nous ne sommes pas mandatés que nous n’avons pas de légitimité pour agir puisque nous sommes un syndicat représentatif. Nous nous sommes mobilisés pour que la loi soit enfin appliquée par Mme le Préfet, et il en sera toujours de même à l’avenir. »