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La contractualisation obligatoire, un mirage pour la rémunération des producteurs de F&L

fruits et légumes

La contractualisation obligatoire, un mirage pour la rémunération des producteurs de F&L

Une mesure à contre-courant

Alors que cette question avait été tranchée par les agriculteurs eux-mêmes il y a déjà 10 ans, le député Grégory Besson-Moreau remet sur l’ouvrage la contractualisation obligatoire dans le secteur des Fruits et Légumes frais. En 2011, la Coordination Rurale s’était alors fermement opposée au caractère obligatoire de ce système et sa section Fruits et Légumes avait d’ailleurs obtenu l’appui d’autres organisations sur ce dossier, notamment des détaillants et des grossistes. Tous ont travaillé au sein de l’interprofession pour mettre fin à l’obligation de contractualisation, prévue par le décret du 31 décembre 2010, et finalement abrogée le 13 avril 2019 par le Premier ministre et le ministre de l’Agriculture.

Une fausse bonne idée

La mesure envisagée n’est ni plus ni moins qu’un copier-coller des pratiques en cours dans d’autres filières agricoles. Malheureusement, transposer ce qui existe ailleurs n’est pas un gage de réussite, et la multiplicité des modes de commercialisation aurait dû, à elle seule, alerter le député.

« Aujourd’hui la proposition de loi du député Grégory Besson-Moreau remet le sujet de la contractualisation obligatoire sur la table alors que l’affaire était réglée ! », s’agace Sébastien Héraud, responsable de la section Fruits et Légumes de la CR.

« Pour la CR, le message a toujours été clair : la contractualisation obligatoire n’est pas adaptée au secteur des fruits et légumes frais. Les produits sont périssables, les aléas climatiques et sanitaires trop fréquents et les marchés fluctuants et trop incertains.»

Pour ce secteur, la CR souhaite rester sur le modèle actuel de contractualisation non-obligatoire.