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La Commission européenne reconnaît la défaillance des politiques alimentaires et agricoles

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La Commission européenne reconnaît la défaillance des politiques alimentaires et agricoles

Dans un rapport publié le 12 novembre 2021, la Commission européenne reconnaît la défaillance et les limites des politiques alimentaires et agricoles menées jusque-là, et pointe également certaines dépendances et vulnérabilités de la chaîne alimentaire de l’UE.

La question de la sécurité alimentaire est enfin analysée par la Commission européenne qui semble prendre conscience des problèmes agricoles (exposition aux marchés mondiaux, dépendance, course à la compétitivité, spécialisation à outrance, etc.), tout en proposant une PAC qui les exacerbe.

La Commission ouvre les yeux seulement maintenant sur ce que dénonce la Coordination Rurale (CR) : la dépendance et la vulnérabilité de la chaîne alimentaire de l’UE. Certes, mieux vaut tard que jamais quand 76 % des farines d’oléagineux destinées à l’alimentation animale dans l’UE sont importées ! Ceci devrait faire réfléchir nos responsables nationaux quant à la dépendance de notre pays en matière d’importation.

Effectivement excédentaire pour certaines productions, l’UE reste gravement déficitaire pour d’autres telles que les protéagineux. Pour la CR, il est donc impératif de stabiliser les marchés, de redimensionner la production européenne en fonction de la demande et d’assurer des débouchés stables avec des prix planchers supérieurs aux coûts de production. C’est le sens de l’exception agriculturelle proposée par la CR, qui doit mettre au second plan les accords de libre-échange dans lesquels l’agriculture fait figure de variable d’ajustement.

Par ailleurs, il est juste de vouloir « surveiller les déséquilibres du marché », mais encore faudrait-il que les outils de gestion de crise proposés soient réellement pris en compte dans la nouvelle PAC. De même pour les systèmes de production intensive que la Commission juge maintenant néfaste, alors même que c’est l’UE, qui par son abandon de la régulation des productions des marchés a entraîné une hyper-spécialisation des agriculteurs accompagnée d’une dégradation colossale de leurs revenus.