L'info régionale

Réseaux sociaux

Influenza aviaire : le ministre de l’Agriculture en visite dans les Landes

canards

Influenza aviaire : le ministre de l’Agriculture en visite dans les Landes

Au cours de son déplacement dans les Landes, le vendredi 8 janvier, Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture,a annoncé aux acteurs locaux le renforcement des mesures de dépeuplement pour lutter contre l’épizootie de grippe aviaire.

Point sur la situation et décisions

Ils étaient nombreux à être invités par le ministre de l’Agriculture, tant le sujet est important. L’administration, les parlementaires, les représentants de Maïsadour, des producteurs et des syndicats agricoles étaient présents. Le constat est alarmant : l’influenza aviaire n’est plus sous contrôle avec 136 cas au niveau national, dont 119 rien que dans les Landes, soit plus du double du nombre relevé il y a une semaine.
L’abattage massif de tous les palmipèdes a été décidé avec doublement du rythme et réquisition de deux abattoirs supplémentaires, ce qui mène leur nombre à quatre. Le seul bémol provient de l’équarrissage dont le site se trouve en Lot-et-Garonne.

L’aide financière

L’aide financière est essentielle pour rassurer les éleveurs. Elle se fera en deux temps : un acompte de 70 % afin de compenser la valeur des animaux abattus sera versé dès que le dossier sera complet. Quant à l’aide pour les pertes d’exploitation, elle doit encore être négociée avec Bruxelles. La grille de prix devrait être sensiblement la même qu’en 2017 mais là aussi les négociations sont en cours. Le plan de relance ne pourra certainement pas tout financer.

L’avenir de la filière ?

« Il y a toujours une forte concentration des animaux nous contraignant aujourd’hui à abattre massivement » déplore Olivier de Ginestet, président de la CR 40. Alors que le ministre préconise de revoir le modèle de biosécurité afin de confiner les animaux, il regrette qu’il y ait encore des animaux dehors.

La CR 40 a pris acte de l’ensemble des mesures, s’inquiétant pour le marché du poulet qui sera également impacté par cette crise. Des questions demeurent sans réponse : quelles seront les conditions de reprise de la production ? Comment éviter à l’avenir que les agriculteurs ne soient démoralisés ?