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Idée reçue n°3 : le véganisme serait LA solution pour protéger l’environnement…

Pour sauver un paysan mangez un végan / vegans

Idée reçue n°3 : le véganisme serait LA solution pour protéger l’environnement…

Les mouvements abolitionnistes apparaissent comme pleins de bonne volonté, mais ils sont en fait largement financés par de puissantes industries qui les instrumentalisent. Pour eux, la fin justifie les moyens. Mais l’écologie et la protection de l’environnement sont-elles réellement les priorités de ces associations ?

En militant pour la fin de la consommation de produits carnés animaux et pour le développement de la viande de synthèse, elles soutiennent l’asservissement de notre système alimentaire au capitalisme et à l’industrialisation du vivant.

Pour rappel, la viande de synthèse, issue d’un procédé de fabrication complexe, est fabriquée à partir de cellules souches prélevées sur un bovin. Ces dernières se multiplient et se différencient dans un milieu de culture donnant ainsi un tissu musculaire voulant imiter la viande de bœuf. Ce type de procédé n’est pas sans impact sur l’environnement : des études affirment que la clean meat a un impact environnemental supérieur sur le long terme à celui de l’élevage (1). En effet, le méthane (CH4) émis par l’élevage ne s’accumule pas, contrairement au dioxyde de carbone (CO2) qui s’accumule dans l’atmosphère pendant plus d’un siècle (2).

Selon les militants végans, étant donné qu’il faut 7 calories végétales pour produire 1 calorie animale, si on convertissait les terres d’élevage en cultures végétales, on pourrait donc produire 7 fois plus d’aliments. Hélas, ce n’est pas aussi simple…

C’est oublier que 70 % des aliments consommés par les animaux d’élevage sont composés de fourrages produits sur des surfaces non-labourables, des prairies et des herbages, qui sont essentiels pour la biodiversité et la lutte contre l’érosion des sols. En vérité, l’élevage mondial utilise environ 50 % des terres agricoles, dont 80 % sont des prairies majoritairement non cultivables (3). Laisser ces surfaces en friche ne serait pas une solution non plus, car en plus d’entraîner un appauvrissement de la biodiversité, cela accroîtrait certains risques naturels comme les incendies.

 

(1) https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/03/22/la-production-de-viande-de-synthese-n-est-pas-sans-impact-sur-l-environnement_5439695_3244.html

(2) https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/fsufs.2019.00005/full

(3) Mollier, 2017 : https://viandesetproduitscarnes.com/phocadownload/vpc_vol_33/3317_mollier_fausse_viande_ou_vrai_elevage.pdf