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La guerre aux pesticides chez Leclerc : du grain à moudre pour Greenpeace

La guerre aux pesticides chez Leclerc : du grain à moudre pour Greenpeace

Dans une tribune publiée le 8 décembre 2016, Michel-Edouard Leclerc a annoncé vouloir mettre en place un plan pour réduire les résidus dans les fruits et légumes vendus par ses magasins. Une décision qui revient, ni plus ni moins, à céder au chantage de Greenpeace ! La Coordination Rurale regrette que Michel-Edouard Leclerc permette ainsi aux marchands de peur d’imposer leurs choix aux consommateurs !

Avec un tel raisonnement, tout laisse à penser que les fruits et légumes vendus en grande surface sont toxiques pour les consommateurs parce que les agriculteurs les ont traités avec des produits phytopharmaceutiques (homologués par l’État français et dont l’utilisation est strictement encadrée). Pourtant, les multiples analyses de la DGCCRF prouvent que 98 % des fruits et légumes  sont conformes à la réglementation et que 50 % d’entre eux sont même totalement exempts de résidus.

Dans leur itinéraire technique, les agriculteurs mettent dans la balance les avantages et les inconvénients de toutes leurs actions et ils choisissent la moins pire pour les consommateurs, leurs cultures, leur entreprise et aussi leur terre.

Un travail quotidien est effectué pour la mise en place de techniques alternatives dont le but est de réduire l’utilisation des produits phytosanitaires, grâce notamment aux recherches des centres techniques et des stations d’expérimentation régionales, centres financés par les agriculteurs eux-mêmes. L’utilisation des produits phytosanitaires a énormément diminué, mais pour l’instant il n’est pas possible de s’en passer totalement.

Il est tout de même bon de rappeler que les agriculteurs français respectent une réglementation phytosanitaire, environnementale et sanitaire parmi les plus dures du monde – si ce n’est la plus dure. Les fruits et légumes français sont sains, notre savoir-faire est mondialement reconnu et des pays étrangers achètent nos pommes parce qu’en France la sécurité sanitaire et la traçabilité sont très élevés… ces mêmes pommes que Greenpeace dénigre.