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Grippe aviaire : augmentation du niveau d’alerte

Grippe aviaire : augmentation du niveau d’alerte

Suite à la détection de plusieurs cas de virus H5N8 (oiseaux sauvages et  élevages commerciaux) en Hongrie, en Pologne, en Allemagne, en Croatie, aux Pays-Bas, au Danemark et également en Suisse, autour du lac de Constance, à la frontière entre la Suisse, l’Allemagne et l’Autriche, et, plus près de chez nous, autour des lacs de Bienne, Neuchâtel et Léman,  le niveau d’alerte a été relevé sur l’ensemble du territoire français.

Quelles zones sont concernées ?

Précédemment, l’ensemble du territoire était considéré en zone à risque négligeable. Mais, compte tenu de la large diffusion des cas détectés et du caractère très pathogène constaté pour les volailles, le ministère a décidé d’augmenter le niveau d’alerte à :
– « élevé » sur 5 524 communes considérées comme « zone à risque particuliers » (zone humide). A cette occasion, la liste des communes relevant de cette catégorie a été modifiée (ajout de 1 124 et retrait de 69 – Voir la carte / Consulter la liste des communes)
– « modéré » sur le reste du territoire.

Quelles conséquences dans les élevages?

Conformément à l’arrêté du 8 février 2016 relatif aux niveaux du risque épizootique en raison de l’infection de l’avifaune par un virus de l’influenza aviaire hautement pathogène et aux dispositifs associés de surveillance et de prévention chez les volailles et autres oiseaux captifs,il convient désormais de prendre les mesures suivantes :

Dans la zone à niveau de risque élevé
Les élevages commerciaux doivent procéder au confinement ou à la protection par filets des animaux. Une dérogation sera permise sous couvert de réduction des parcours et validation du plan de biosécurité par une visite du vétérinaire sanitaire.
Les élevages non-commerciaux doivent procéder au confinement.
Les rassemblements de volailles sont interdits.
Le lâcher de gibiers est interdit.

Dans la zone à niveau de risque modéré (pas de mesure)
La mise en mouvements des appelants et les lâchers de pigeons sont interdits.
Le lâcher de gibiers est possible sous couvert de mesures de traçabilité.

Éric Artigole a participé à toutes les réunions au ministère lors du précédent épisode de grippe aviaire  :
« Je pense que personne ne s’étonne de ce retour de la grippe aviaire et qui se fera à chaque migration : d’éminents spécialistes ont expliqué que le virus était présent dans le permafrost depuis des millénaires et qu’il était libéré au fur et à mesure de la fonte de celui-ci et que les espèces qui migrent le propagent partout ! On ne peut que regretter qu’une approche moins déroutante et moins tragique n’ait été prise pour les éleveurs. »

Pour aller plus loin : Note de service de la Direction générale de l’alimentation (DGAL) concernant l’augmentation du niveau de risque lié à la circulation d’influenza aviaire hautement pathogène dans la faune sauvage en Europe.