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Glyphosate : quand le caprice politique punit les agriculteurs français et se moque des consommateurs

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Glyphosate : quand le caprice politique punit les agriculteurs français et se moque des consommateurs

Deux ans après le rapport de l’Inra qui pointait le manque de solutions, la mission de suivi de la stratégie de sortie du glyphosate est aujourd’hui rendue aux mêmes conclusions, reconnaissant que les solutions techniques sont bancales ou immatures. Le rapport pointe également les difficultés réglementaires concernant la gestion des cultures pièges pour les nitrates (Cipan), leur implantation et leur destruction en zones vulnérables.

Instituts techniques, centres de recherche… tous pointent les dangers et les impasses.
Les zones intermédiaires, les productions de semences et les cultures légumières sont face au mur.

La mission confirme notamment que l’agriculture de conservation des sols pourrait être remise en cause ! 

En effet, une enquête menée par Arvalis montre qu’actuellement, les producteurs pratiquant le semis direct sous couvert végétal permanent ont un usage de fioul réduit à 18-25 litres par hectare et par an au lieu de 100 litres pour les systèmes de culture avec travail du sol. À ce sur-coût économique, il faut ajouter le coût environnemental induit par l’utilisation du carburant.

Fin du glyphosate et coûts supplémentaires

Concernant les estimations de coûts supplémentaires pour les agriculteurs en général, il est clair que le désherbage manuel ou un travail du sol par des chevaux, tous deux chronophages et aussi d’une extrême pénibilité, seraient économiquement insoutenables pour la majorité des exploitations avec des prix agricoles au cours mondial. Nos agriculteurs ne sont déjà plus assez nombreux pour revenir en arrière. D’autant que le rapport souligne que la disponibilité de main-d’œuvre qualifiée est un facteur limitant.

Plutôt que de définir des dérogations et selon les habitudes réglementaires sur l’utilisation des produits de la phytopharmacie, ce sont les usages autorisés qu’il faut décrire et restreindre là où c’est possible.

Les usages qui laissent des résidus doivent être interdits même s’ils ne sont pas utilisés en France. Même si la suspicion de caractère cancérogène du glyphosate n’est pas démontrée scientifiquement et dans l’attente d’une clarification par les agences sanitaires, ce sont les consommateurs qu’il faut protéger les consommateurs.

Les LMR doivent être ramenées pour tous les produits destinés à l’alimentation humaine ou animale à 0,01 mg/kg. Dans l’esprit de l’article 44 de la loi Egalim, ne doivent plus pénétrer sur le territoire les importations de légumes secs ou flocons d’avoine dont les récoltes ont été dessiquées ainsi que les produits issues de variétés Roundup-ready.

🇺🇸 Pendant ce temps là, aux États-Unis : https://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/pesticides/glyphosate/les-etats-unis-n-autoriseront-plus-les-etiquettes-qualifiant-le-glyphosate-de-cancerigene_3571153.html

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