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Gestion des risques : un sentiment d’abandon de l’agriculture française

Gelee-arbo

Gestion des risques : un sentiment d’abandon de l’agriculture française

La Coordination Rurale (CR) participe aux réunions nationales sur la gestion des risques, dont notamment celles sur la mise en place du pool d’assurance. Depuis que le sujet est sur la table, la CR ne cesse de répéter que l’assurance doit rester volontaire et que la priorité doit porter sur la prévention des risques et la protection des cultures.

De ces échanges, il ressort que les assureurs souhaitent la mise en place de mesures incitatives fortes pour que les agriculteurs aient massivement recours à l’assurance récolte. La CR craint que la souscription à cette assurance ne soit imposée pour pouvoir bénéficier d’autres aides.

« On veut que l’agriculture soit assurée mais, entre les cotisations d’assurance et les subventions prélevées sur d’autres soutiens de la PAC, c’est la ferme France qui finance presque seule ce système qui profite surtout aux assureurs ! De plus, comme on le voit avec le gel de ce week-end, l’augmentation des occurrences des catastrophes rendra le budget difficilement maîtrisable. » s’inquiète Florence Gillotin, représentante de la CR aux réunions sur la gestion des risques.

Le dédommagement d’une perte de récolte via l’assurance ne permet pas de constituer un bénéfice rémunérateur pour les agriculteurs victimes d’aléas, et ça beaucoup semblent l’oublier. Il permet au mieux de payer les charges de mise en culture de l’année suivante. C’est donc un système qui sécurise l’approvisionnement de l’alimentation mais pas le 1er maillon = l’agriculteur !

« Une fois de plus, les agriculteurs sont livrés à eux-mêmes et doivent se débrouiller pour nourrir la population. Nous ressentons un véritable sentiment d’abandon et d’écœurement. Notre travail mérite le respect et nos produits des prix rémunérateurs nous permettant d’absorber des pertes liées à la météo. Les financements publics doivent servir à protéger les récoltes par des mesures de prévention ! » conclut Florence Gillotin.