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G7 : une partie de poker menteur !

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G7 : une partie de poker menteur !

Alors que tous les dirigeants, Emmanuel Macron en tête, plaident devant les médias en faveur d’un « libre commerce international », tous sont obligés de prendre des mesures de régulation dans leurs États respectifs.

Chaque grand pays du monde – mais également les pays plus faibles – est confronté à des problématiques géographiques, démographiques et climatiques bien spécifiques. Ils doivent, chacun à leur manière, défendre leurs emplois, leurs agricultures et leur environnement.

Le libre-échange apparaît comme une idéologie simpliste et la réalité est tout autre avec de grands pays comme le Brésil, la Chine et l’Inde qui protègent de plus en plus leurs économies.

Les farmers américains ont, par leur vote, largement contribué à la victoire de Donald Trump. Entre-temps, l’Amérique a perdu sa domination sur les marchés mondiaux agricoles : la Russie est devenue le premier exportateur de blé, l’Ukraine est la plus compétitive en maïs, le Brésil domine le marché du soja. La situation leur échappe également sur les marchés de la viande.

L’Union européenne, au lieu de continuer à signer des accords de libre-échange, ferait mieux de recentrer sa politique agricole en fonction des attentes de ses consommateurs et des possibilités techniques et économiques de ses producteurs.

La France, qui semble avoir oublié que la politique agricole est commune depuis 50 ans, disserte depuis des mois dans le cadre des États généraux de l’alimentation avec un projet de loi qui ne répondra pas aux objectifs recherchés. Nous allons imposer aux agriculteurs de nouvelles contraintes en matière de protection des cultures alors que l’Assemblée nationale a rejeté un amendement visant à protéger nos marchés des importations qui ne répondent pas à nos exigences de production. Nous allons ainsi encore tuer des dizaines de milliers d’agriculteurs, écartelés entre des contraintes environnementales nationales et le libre commerce mondial qu’il ne faut surtout pas critiquer !

Face à l’Amérique de Trump, le président Macron devrait saisir l’opportunité de se retourner vers les 2 autres piliers de la construction européenne, l’Allemagne et l’Italie, également membres du G7, afin que l’on reconstruise une Europe forte, respectée de tous mais aussi qui respecte ses emplois et ses agriculteurs.