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Les jeunes CR

François de Rugy, le président de l’Assemblée nationale, sur une ferme CR

François de Rugy, le président de l’Assemblée nationale, sur une ferme CR

Fabien Babin, jeune éleveur et membre de la Coordination Rurale 44, en Gaec avec son père à Saint-Étienne-de-Montluc a reçu François de Rugy au milieu de ses vaches laitières. L’élu a ainsi pu s’imprégner du travail quotidien et discuter de manière concrète des difficultés rencontrées par les agriculteurs et des propositions de la CR pour y remédier.

Fabien qui aime son métier a beaucoup investi pour que son exploitation soit plus fonctionnelle. En revanche, comme bon nombre de nos collègues, il ne compte pas ses heures. Il aurait du travail pour un salarié mais la faiblesse et les fluctuations constantes du prix du lait, il lui est impossible d’embaucher.

Les prix, le nerf de la guerre

Bernard Fougère, éleveur et administrateur de l’OPL de la CR, l’a rappelé : les prix ne sont pas rémunérateurs et l’Union européenne est en surproduction. Il faut une régulation et nous avons besoin des parlementaires pour mettre en place des outils destinée à la mettre en place. De plus, en France, nous avons de gros problèmes de débouchés en viande, que ce soit pour les veaux issus des troupeaux laitiers ou que ce soit pour les bovins maigres ou engraissés en race à viande.

La régulation des productions semble incontournable à François de Rugy et il assure que la France continuera à se battre en ce sens. Il a cité en exemple l’Allemagne, qui a considérablement développé la production d’énergies renouvelables, notamment à travers des unités de méthanisation destinées également à améliorer les revenus de ses agriculteurs. Nous lui avons affirmé qu’à la CR, nous étions attachés à la fonction nourricière de l’agriculteur et que nous voulons avant tout vivre de la production alimentaire. La production d’énergie peut être un revenu supplémentaire mais pas un moyen de compenser des prix anormalement bas.

Véronique Le Floc’h, secrétaire générale de la CR, a alors rebondi pour dénoncer la gouvernance de certaines coopératives qui paient parfois les éleveurs moins bien que les privés et préfèrent placer les bénéfices dans des holdings, notamment au Luxembourg, plutôt que de les redistribuer significativement aux producteurs.

Affirmant qu’il souhaite davantage de transparence de la part des OP et au niveau des relations contractuelles, François de Rugy a paru très soucieux de redonner aux agriculteurs et agricultrices la place qu’ils méritent et de tout faire pour nous apporter des revenus décents. Il reconnaît la diversité des modes de production et des marchés tout en assurant que chacun doit en vivre, en insistant bien sur le fait que pour lui, si le législateur n’intervenait pas de manière ferme, la loi du plus fort accentuerait l’hémorragie dans les campagnes.

Nous avons rebondi en disant que cette intervention devait apparaître de manière claire dans la loi Alimentation qui va arriver sous peu au Parlement…

Toutes les productions concernées par les prix bas

« Toutes les productions agricoles sont liées et les prix s’alignent sur le cours du blé », a rappelé Nicolas Jacquet, président de l’Organisation des producteurs de grains.
François de Rugy semble avoir pris la mesure des points de blocage situés au niveau des entreprises agro-alimentaires et des coopératives privées qui souhaitent conserver des prix agricoles bas en Europe pour aller exporter nos produits d’excellente qualité vers les pays tiers tout en maintenant de très confortables bénéfices.

François de Rugy, Catherine Laillé, Nicolas Jaquet, sur une ferme CR en Loire-Atlantique

Les EGA, la PAC, l’exception agriculturelle

Catherine Laillé, présidente de la CR44, est revenue sur les États généraux de l’alimentation dont l’objectif prioritaire affiché était de permettre aux agriculteurs de retrouver des revenus décents, notamment en prenant en compte les coûts réels de production pour définir les prix.
Catherine a rappelé une règle de bon sens économique : il ne suffit pas de couvrir les coûts de production pour vivre ! Il faut aussi compter la rémunération et la capacité à investir.
Les États généraux de l’alimentation devront donc obligatoirement s’articuler à la nouvelle renégociation de la Politique agricole commune et à la condition d’obtenir une exception agriculturelle à l’Organisation mondiale du commerce, à l’image de celle obtenue pour la culture en 1994.

Les élus de la CR ont pu discuter de nombreux autres sujets : étiquetage, importations de soja OGM, utilisation du glyphosate, plan protéines, Ceta et accords de libre-échange, condition des agricultrices, etc.

Quoi qu’il en soit, la visite du président de l’Assemblée nationale chez un jeune agriculteur CR et avec des responsables nationaux démontre que la Coordination Rurale a acquis dans le milieu politique une nouvelle dimension, et donc une légitimité accrue pour construire une véritable politique agricole rémunératrice pour tous les agriculteurs, et favoriser par ce biais la transmission générationnelle plus que nécessaire pour que nos territoires vivent sereinement.



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