L'info régionale

Réseaux sociaux

FPA/PPA : l’État prend enfin ses responsabilités

sanglier

FPA/PPA : l’État prend enfin ses responsabilités

Suite à la découverte de deux sangliers infectés en Belgique, mais à proximité immédiate de la frontière française, le ministre de l’Agriculture a enfin pris conscience de la gravité de la menace. Il a décidé de mettre en place une « zone blanche » pour protéger le territoire français du virus présent dans la faune sauvage.

85 km de clôture pour délimiter la zone blanche

À 1 ou 2 km près, les sangliers infectés auraient pu être retrouvés sur le territoire français. C’est certainement ce qui a décidé les autorités à lancer la construction d’une nouvelle clôture ; la Belgique en ayant déjà réalisé deux. L’objectif affiché en réunion de crise est de terminer ces 85 km de clôture mi-février. La CR a préconisé la création de points de retournement (en forme de U) pour limiter les passages aux intersections avec les réseaux routiers et ferroviaires qui représentent des endroits à risque.

La zone blanche sans sangliers

La CR réclame depuis les premiers cas de PPA en Belgique la création d’une zone blanche sans sangliers qui doit enfin devenir une réalité. En effet, le ministre a demandé à l’ONCFS, à la FNC et à l’ONF une mobilisation maximale pour mettre en œuvre la zone blanche. Cette démarche permettra de créer un vide sanitaire, espérons suffisant, pour empêcher la propagation du virus. En réunion, le ministre n’a pas exclu l’intervention de l’armée pour accélérer le processus si nécessaire.

La CR propose que des chasseurs soient tout simplement réquisitionnés (mis à disposition par leurs employeurs qui seront indemnisés), pour effectuer des battues en complément de tirs à l’affût.

Face à tout risque sanitaire, il faut être en mesure d’anticiper. Pour cela la CR maintient sa demande de fermer l’ensemble des passages « faune sauvage » des réseaux auto-routiers et ferroviaires dans tout le Grand-Est. Alors que la menace de la PPA existe depuis près de deux ans, la CR déplore que les autorités n’aient pas encore présenté un plan prévisionnel de lutte incluant les mesures prophylaxiques, les indemnisations et un chiffrage de l’impact économique.