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FCO : des mesures sanitaires disproportionnées, un soutien insuffisant

FCO : des mesures sanitaires disproportionnées, un soutien insuffisant

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Les annonces de D. Bussereau pour « soutenir » les éleveurs dont l’activité est gravement affectée par les restrictions sanitaires liées à la FCO constituent une provocation. Les
1,5 millions d’euros débloqués dans un premier temps par le Ministère de l’Agriculture sont très insuffisants et la lourdeur des formalités administratives de mise en œuvre s’avère rédhibitoire par rapport au bénéfice supposé.

Aujourd’hui, le million d’euros supplémentaire annoncé reste dérisoire et le report de paiement des cotisations sociales ne fait que repousser l’échéance sans régler les problèmes de commercialisation.

Le Ministère n’a pas pris la mesure de la gravité extrême de la situation. Pour les seuls  broutards, très difficiles à commercialiser dans les périmètres de protection, la moins-value est de 300 euros par tête. Un simple calcul permet de comprendre que les pertes des éleveurs des seules Ardennes pour leurs 10 000 broutards ne peuvent pas être compensées par les
2,5 millions d’euros prévus pour l’ensemble de la zone réglementée : à eux seuls, ils nécessiteraient une aide de 3 millions d’euros !

Sachant que les animaux non vendus doivent être logés et nourris, ces dépenses supplémentaires aggravent encore les problèmes de trésorerie. Le nombre très restreint de cas avérés à ce jour (6) peut-il justifier la situation économique catastrophique dans laquelle le gouvernement met les éleveurs, alors que cette maladie n’est ni contagieuse, ni dangereuse pour la consommation ? La CR déplore une fois de plus l’inadéquation de cette réglementation excessive qui étouffe les agriculteurs.

La CR réclame un véritable plan de soutien aux éleveurs et une réelle compensation de leurs pertes, hors du cadre des aides de minimis limitées à 3 000 euros par exploitation sur 3 ans, totalement inadapté en cas de crise importante (peste aviaire, sécheresse, FCO, etc.) dont les agriculteurs ne sont en rien responsables. Si ce plan n’est pas mis en place, l’élevage dans le Nord-Est de la France sera définitivement sinistré, ce qui provoquera des pertes financières considérables accompagnées de drames sociaux aussi graves qu’inutiles.