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Une étude de Greenpeace pour le buzz… et des politiques qui font les moutons !

Une étude de Greenpeace pour le buzz… et des politiques qui font les moutons !

Comme à l’accoutumée, l’opération de Générations Futures visant les résidus de pesticides dans le muesli a connu un succès médiatique. D’après les résultats de leur étude, le muesli serait « bourré » de pesticides et l’effet cocktail menacerait la santé des consommateurs. Le gouvernement, très attentif aux lobbies en tous genres, semble être sur la même position puisque Marisol Touraine attaque l’Europe sur la question des perturbateurs endocriniens et ne défend aucunement les normes officielles !

Des doses inférieures aux seuils de risque

Les doses présentes sont extrêmement faibles, les DJA (dose journalière admissible) ne sont pas dépassées, il n’y a aucun risque à manger du muesli, comme précédemment il n’y avait aucun risque à manger des salades, des pommes et des fraises. Quel est donc l’intérêt d’une telle communication si ce n’est faire peur aux consommateurs ?

Un gouvernement de moutons totalement ignorants de la réalité

Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, a dit avoir décidé, avec Stéphane Le Foll et Ségolène Royal, de saisir l’Anses afin « de lui demander de proposer des critères pour mettre en place une limite maximale globale pour tous les pesticides présents dans l’alimentation, comme ce qui est fait aujourd’hui pour l’eau ».

La ministre ne doit pas savoir qu’il existe déjà un seuil réglementaire européen appelé LMR (limite maximale de résidus) utilisé par les autorités sanitaires. Cette norme sécuritaire se situe d’ailleurs très en dessous des niveaux d’exposition qui peuvent potentiellement présenter un risque pour la santé des consommateurs.

Le projet du gouvernement d’additionner ces LMR les unes aux autres pour parvenir à une « limite globale » est tout simplement absurde étant donné que les substances n’ont pas toutes les mêmes LMR !

La Coordination Rurale demande que le gouvernement se renseigne auprès des experts scientifiques pour mesurer les risques sanitaires pour les consommateurs au lieu de suivre bêtement les prédicateurs en tous genres.