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Enquêtes sur les plans d’eau agricoles : « STOP au gâchis d’argent public ! »

Michel Boutin

Enquêtes sur les plans d’eau agricoles : « STOP au gâchis d’argent public ! »

Michel Boutin, président de la CR 49, pousse un coup de gueule contre le « flicage » des agriculteurs et le gâchis d’argent public qui se trame en Maine-et-Loire.

Ces derniers jours, les agriculteurs du bassin versant Layon Aubance Louets ont en effet reçu un courrier de la commission locale de l’eau, de la DDT et de la Chambre d’agriculture annonçant un recensement des plans d’eau et ouvrages de prélèvement. Cette opération devrait se dérouler de mai à août.

Afin de réaliser ces recensements des rendez-vous ont été programmés pour faire un état des lieux des plans d’eau des agriculteurs ; une démarche qui interroge : « comment se fait-il que 2 personnes soient mobilisées 4 mois pour récupérer sur le terrain des données que les services concernés par la gestion de l’eau détiennent déjà ? » s’interroge exaspéré Michel Boutin.

Les agriculteurs sont déjà très surveillés concernant l’utilisation qu’ils font de l’eau. Les plans d’eau sont déjà répertoriés dans les déclarations PAC au m² près dans le registre parcellaire graphique. Ces derniers sont identifiés par un numéro à la police de l’eau pour l’autorisation de pompage et les déclarations sont également faites aux agences de bassin. Tout est très réglementé et encadré, d’ailleurs les agriculteurs s’acquittent chaque année d’une redevance selon les volumes d’eau utilisés. Ces volumes d’eau sont déclarés à l’Agence de l’eau le 31 mars de l’année qui suit le prélèvement.

L’enquête peut être utile pour la création de plan d’eau, position forte de la CR, mais la Chambre d’agriculture et les communes ont déjà recensé toutes les zones humides. Ces zones humides sont alors devenues intouchables, et par conséquent tous les projets de stockage dans ces zones « tombent à l’eau » !

Vis-à-vis du problème de baisse de débit des cours d’eau Michel Boutin ajoute, « cela dépend de la pluviométrie du bassin versant. J’espère que, dans cette enquête, la pluviométrie est regardée de près. A titre d’exemple, à Chemillé, de juin 2016 à décembre 2017 il a plus moins de 300 ml sur mon exploitation en 18 mois, pas étonnant que l’Hyrôme soit aussi bas ! »

« Je suis surtout très déçu de voir que la Chambre d’agriculture cosigne de pareilles injonctions. On ajoute aux agriculteurs un contrôle supplémentaire inutile source de perte de temps et d’argent public alors que nous sommes déjà sous l’eau dans notre travail et sous-payés pour cela » conclut Michel Boutin, dépité par les incohérences et l’inefficacité de l’administration.