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Dégâts des corvidés : un sénateur à l’écoute

Dégâts des corvidés : un sénateur à l’écoute

Le jour de la commémoration de l’appel du 18 juin, la Coordination Rurale de Vendée lançait de nouveau un appel au changement face au fléau que représentent les corvidés.

C’est donc à « la Cité des oiseaux » aux Landes Génussons, lieu symbolique, que la CR85 a convié le sénateur Bruno Retailleau et plusieurs agriculteurs vendéens. Sur une parcelle de maïs jouxtant les étangs du site touristique du département, le constat est sans appel, une grande partie de la parcelle est détruite. Les corvidés sont là, à l’autre bout de la parcelle et ne semblent pas plus effrayés par la présence d’une vingtaine de personnes. Ils s’affairent à leur « travail » méticuleux ; arracher un par un les maïs au stade 3 feuilles pour récupérer la graine. Sur cette parcelle de 15 hectares, un tiers a déjà été ressemé 2 fois depuis le 5 avril, sans pour autant arrêter le carnage. Il faut dire que les corbeaux freux ont le gîte et le couvert au même endroit. En effet, un bois privé et non chassable à proximité immédiate de la parcelle leur permet de se reproduire sans désagrément.

Pour les exploitants, une fois tout compté, c’est une perte sèche de 13000 € pour cette surface.

Pour Daniel Pavageau, Président de la CR85 « il faut absolument réguler les corbeaux freux. Si le propriétaire ne souhaite pas qu’il y ait une battue dans son bois, c’est son choix et dans ce cas-là, il assume et dédommage les agriculteurs par rapport aux dégâts occasionnés ».
Le garde-chasse présent lui aussi, propose une action coordonnée sur tout le secteur début avril prochain sur deux jours. Le principe est d’empêcher après la ponte que les corbeaux freux puissent couver les œufs pendant quelques heures. Les œufs devenus froid ne seraient plus viables.
Cette solution ne sera efficace malheureusement que sur le long terme.

Sur la parcelle voisine des frères Clergeau, là aussi une voiture au milieu du champ laisse deviner que les corvidés ont sévi. Mais le danger ne venait pas que du ciel. Cette fois des dégâts causés par les sangliers ont obligé les chasseurs à installer une clôture autour du champ. Guy Marie Clergeau en a profité pour remercier le garde-chasse et tous les chasseurs pour les efforts fournis afin de limiter les destructions de cultures.

Dans le sud Vendée, ce sont les producteurs de semences de maïs et tournesol qui sont touchés avec suivant les estimations de la Cavac plus de 560 ha de maïs et 200 ha de tournesols détruits par les corvidés.

Pour finir, la CR85 a demandé au sénateur d’appuyer la demande de la fédération de chasse de Vendée pour obtenir un financement. Cette aide financière permettrait de réaliser une étude sur l’évolution de la population de choucas. Sans une étude chiffrée, il ne sera pas possible de tirer cette espèce protégée.

Bruno Retailleau a été très surpris de voir l’ampleur des dégâts et s’engage à faire remonter auprès du Préfet les doléances des uns et des autres. Espérons que d’ici la prochaine année des solutions seront trouvées pour ne pas revivre un mauvais remake du film d’Alfred Hitchcock « les oiseaux ».