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CR49 : rencontre avec le chef du service économie agricole de la DDT

CR49 : rencontre avec le chef du service économie agricole de la DDT

Le 21 mai dernier, la CR49 a proposé à Eric Roux une visite d’exploitation bovin viande dans le Maine-et-Loire (Chemillé). Eric Roux est le nouveau chef du service économie agricole de la DDT 49. Une délégation de la CR49 composée de Max Laurilleux, Michel Boutin, Laurent Rivereau, Franck et Simon Martin ont souhaité le rencontrer afin d’évoquer les thèmes suivants : la simplification administrative, l’impasse économique que connaissent les agriculteurs, les terres, les contraintes environnementales.

 

  • Simplification administrative

Pour les agriculteurs de la CR49, la refonte des régions et la réforme de la PAC influencée grandement par la mondialisation et la libéralisation des échanges provoquent un tourbillon administratif ingérable et ajoutent à la peine quotidienne des agriculteurs.

  • Impasse économique

Les agriculteurs interpellent Mr Roux : « tout augmente, sauf les prix. Faut-il installer les jeunes ? »

Depuis un an, (surtout début 2015) les agriculteurs défiscalisent pour rembourser les factures mais les jeunes ne peuvent pas défiscaliser. Si dans les deux prochaines années, rien ne s’améliore, « ils sont morts » soupirent les agriculteurs. « S’il y a une sécheresse », imaginent-t-ils, « tout le monde devra vendre les vaches ». Tout coûte : mise aux normes, aliment, matériel, MSA … et en face, les prix baissent et les aides PAC se réduisent comme peau de chagrin.

Dans la vigne, les problèmes sont différents, il y a moins de problème de commercialisation (bien que des vins de l’étranger prennent de plus en plus de place) mais il apparaît plus de problème de maladie du bois, de l’impact climatique ou de la main d’oeuvre.

Pour Mr Roux : « on a plus de régulation des marchés, il va y avoir très certainement 3 années difficiles »

Laurent Rivereau  » est-ce qu’on tiendra encore 3 ans ? »

Une idée est évoquée : « pourquoi ne pas déposer un maximum de dossiers Agridiff pour engorger le système et tirer franchement la sonnette d’alarme ? »

Eric Roux, acquiesce sur le fait que tout est trop cher pour un agriculteur. « De là à conseiller de se regrouper …? » demande Michel Boutin. La question de l’agriculteur reste en suspens.

  • Foncier

Il est anormale de perdre autant de terres pour des projets de routes souvent peu réfléchis.

  • Contraintes environnementales

« Faut-il remplir un avis de décès pour les arbres morts ? » ironise la délégation de la CR49.
Il y a 2 % d’enquiquineurs parmi les citoyens qui vivent à la campagne, c’est cette minorité qui sanctuarise les arbres et qui oblige l’Etat à mettre toutes ces contraintes dans la vie des agriculteurs.

Comment se fait-il que ces 2 % d’urbain, la LPO et les autres associations écolo (qui ne sont pas élues) aient autant de pouvoir alors que les élus de la CR qui représentent 25 ou 30 % d’électorat rural, ne soient pas aussi bien entendus ?

En bref, la DDT et la CR ont pu soulevé les problèmes qui existent et contraignent les agriculteurs. Les solutions sont rares, la DDT ne peut pas faire grand chose face à ces difficultés.