L'info régionale

Réseaux sociaux

La CR15 rencontre Mr DELCROS, sénateur dans le Cantal sur la thématique des nuisibles

ll

La CR15 rencontre Mr DELCROS, sénateur dans le Cantal sur la thématique des nuisibles

Ce lundi 15 octobre 2018, Mr ANGELVY,  président du syndicat 100% agriculteurs CR15  et Mme BONNET, vice-présidente de la CR15 et membre du collectif Rat le Bol ont rencontré Bernard DELCROS, sénateur LREM du Cantal, ferveur défenseur de la ruralité. Au programme des échanges : la problématique des nuisibles.

Pendant plus d’1h30, la CR15 a échangé avec Mr DELCROS sur ces problématiques qui mettent en péril les exploitations agricoles dans le Cantal.

Un premier point a été abordé sur les rats taupiers. En effet, depuis le dernier CROPSAV du 27 juin 2018, la CR15 qui ne comprends pas qu’aucun dispositif ne soit mis en place dans le Cantal, territoire hautement affecté par les rats taupiers, demande la mise en place d’une zone pilote sur le territoire d’Allanches comme cela s’est fait dans le Puy de Dôme. Dans ces zones, les collectivités encadrent le protocole et mettent à disposition des outils d’observations,de moyens et de lutte contre le campagnol. Pour cela un comité de lutte départemental doit être mis en place. La DRAAF a assuré à Mme BONNET qu’il serait opérationnel d’ici la fin de l’année dans le Cantal ce dont la CR15 sera attentive.

Par ailleurs, une zone d’essai a été mise en place sur une parcelle de Mme BONNET à Joursac qui remplissait certaines conditions (peu de taupes, présence de haies…). Trente tâches ont été sélectionnées avec 3 traitements différents: 10 avec la méthode des fers, 10 avec des lentilles ratron et 10 autres avec du blé ratron. Le résultat est assez décevant puisqu’il n’y a pas assez d’activités pour obtenir des résultats. Ainsi, en dessous de 30% d’activités des rats taupiers, les traitements ne fonctionnent pas et au dessus de 30% il est interdit de traiter. Que faut il faire? Tout sera l’enjeu de cette zone pilote sur Allanches qui devra être innovante en dessous des 30% d’activités et au dessus des 30%.

D’autres solutions se situent peut être dans des pratiques alternatives tel que le labour des prairies permanentes avec l’utilisation de graines de lentilles fourragères ou de pois qui nécessiteront deux labours par an. Cette pratique permettrait d’éviter aux rats taupiers de se constituer des réserves pour l’hiver.

A ce problème, se rajoute celui du gibier qui causent énormément de dégâts dans les cultures et les prairies. La population de sangliers ne cessent de grandir et les indemnisations deviennent de plus en plus rares. Que faut-il faire? Mr DELCROS suggèrent une réunion de concertation entre les chasseurs et les agriculteurs afin de déterminer un plan de chasse pour la régulation de ce gibier comme cela se fait sur les cervidés. Enfin, la problématique du loup est abordé. Suites aux récentes attaques sur les bovins et les ovins, peu d’actions sont mises en place dans le département aussi bien sur la prévention des risques (comportement des bovins suite à une attaque de loup) que sur les dégâts.

Que souhaite l’Etat? La disparition du pastoralisme? Comme Mr ANGELVY  a conclu cette rencontre « l’an prochain la question ne se posera pas pour les éleveurs  ovins il n’y en aura quasiment plus dans le secteur ».

Nous remercions Mr DELCROS pour le suivi de ces sujets sensibles qui inquiètent de nombreux agriculteurs dans le Cantal.