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Coup de gueule : les écologistes et l’administration sont les deux épines dans le pied de l’agriculteur

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Coup de gueule : les écologistes et l’administration sont les deux épines dans le pied de l’agriculteur

Un éleveur de brebis et de vaches allaitantes du Maine-et-Loire nous a envoyé ce coup de gueule, pour alerter sur le ras-le-bol des agriculteurs.

« Nous paysans, nous travaillons sur le long terme. Il y a une quinzaine d’années, un ancien paysan visionnaire et prophète, décédé aujourd’hui, m’avait dit : « l’écologie détruira toute l’agriculture », nous y voilà. Les écologistes sont contre l’irrigation, mais faire pousser des plantes sans eau, c’est du jamais-vu dans l’Histoire de l’humanité. Or, la France ne manque pas d’eau, en Maine-et-Loire, il suffirait de stocker un volume d’eau équivalant à 6 heures du débit de la Loire pour arroser toutes les cultures du département.

Cependant, les gourous de l’écologie, en toute liberté, et avec le soutien de l’État enseignent leurs méthodes absurdes à tout le personnel des chambres d’agriculture. Or, tous les plans d’eau et étangs qui ont été créés dans les zones humides se sont enrichis d’une flore magnifique. Toute la faune vit et se reproduit en parfaite harmonie avec la nature, que ce soit les animaux aquatiques (poissons, grenouilles, etc.) ou terrestres (canards colvert, poules d’eau, martins-pêcheurs, etc.). Chaque plan d’eau est un lieu où la biodiversité s’épanouit et un espace de détente où il fait bon vivre.

Il y a 100 ans, nos anciens commençaient à travailler vers l’âge de 10 à 12 ans. Pour eux le bon sens et le savoir-faire ancestral faisaient partie des règles pour démarrer dans la vie. Ils allaient très peu à l’école et n’avaient pas beaucoup d’instruction mais ils étaient mille fois plus intelligents que tous ces bureaucrates hyper instruits, au cerveau complètement dégradé qui imposent leur idéologie et la pensée unique obligatoire à toute la société en inventant des réserves d’eau dans les zones sèches.

Car s’ils sont instruits, on pourrait s’attendre à ce qu’ils mettent leurs connaissances au service du bien commun, mais la seule chose qu’ils savent faire, c’est nous mettre des bâtons dans les roues ! On peut prendre l’exemple de la sécheresse que nous avons subie qui montre bien cela. Pour faire face à l’ampleur de la catastrophe, les éleveurs avaient fait appel à l’État pour obtenir une aide afin d’acheter du fourrage. Les dossiers rendus en haut lieu, avec photos à l’appui des champs de maïs et des prairies desséchés, et signature du préfet, n’ont pas été pris en compte. On nous a sans doute pris pour des menteurs. Hélas, les éleveurs n’attendent pas pour nourrir leur bétail, certains ont diminué leur cheptel, d’autres ont abandonné le métier, d’autres se sont suicidés. Les services de l’État seraient-ils incompétents pour gérer ce genre de dossier ? À quoi servent-ils ?

Par contre, lorsqu’il s’agit d’inventer une nouvelle norme franco-française pour démolir, anéantir un peu plus l’agriculture, bizarre, ils sont tous disponibles ! Les débats vont bon train, la loi est votée rapidement, avec toutes les félicitations des écologistes et les contrôleurs embauchés dans la foulée. Mais ce qu’il faut rappeler, c’est qu’avec toutes ces lois et normes franco-françaises qui n’existent nulle part ailleurs et qui ruinent le pays un peu plus de jour en jour, les Français sont considérés comme les pauvres types de l’Europe, et nos voisins allemands d’en rajouter une couche et d’ironiser sur nous en surnommant la France l’Absurdistan.

Et pourtant, loin de leurs délires bureaucratiques, aujourd’hui, la face cachée de l’agriculture française et dont on parle peu c’est :
– 1500 dépôts de bilan par an
– 370 suicides par an
– des centaines de tuyaux d’arrosage saccagés la nuit, les écologistes étant contre l’irrigation
– 12 000 brebis déchiquetées vivantes par an, les écologistes voulant des loups et des ours
– des montagnes qui ne sont plus entretenues, les éleveurs ayant trop de contraintes pour surveiller leurs troupeaux à cause des prédateurs.

Et après ? Comment relever la barre quand on nous stigmatise à longueur de journée ? Comment vivront les générations futures ? Installer des jeunes aujourd’hui ? Pour quoi faire ? Pour nourrir toute cette bureaucratie administrative qui va leur imposer des normes qui n’existent nulle part ailleurs et qui au bout de quelques années les assassineront en toute légalité ? »