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La Coordination Rurale de l’Ardèche et la Coordination Rurale de la Drôme ont procédé à leurs assemblées générales communes hier à Tain l’Hermitage

La Coordination Rurale de l’Ardèche et la Coordination Rurale de la Drôme ont procédé à leurs assemblées générales communes hier à Tain l’Hermitage

Après leurs délibérations statutaires et un repas convivial, un échange s’est instauré sur la répartition des marges et les EGA avec Véronique Le Floc’h, secrétaire générale de la Coordination Rurale, présente pour l’occasion.

 

Depuis des années, la CR se bat afin que les comptes des industriels et des coopératives agricoles soient publiées. En effet, au cours du reportage Cash Investigation, la CR a démontré que certaines de ces entreprises préféraient faire des montages fiscaux plutôt que de rémunérer les producteurs ou leurs propres coopérateurs. Actuellement, il revient moins chers aux industriels de confectionner leurs yaourts avec de la poudre de lait achetée sur le marché européen que de récolter le lait des producteurs.

Le résultat des EGA est à moitié satisfaisant mais il y a de bonne choses à retenir quand même. La prise en compte des coûts de production pour fixer les prix des denrée agricole est, au sens de la CR, une bonne avancée. L’objectif annoncé est de donner plus de poids aux producteurs pour négocier les prix grâce à des plans de filière. Toutefois, la CR n’est pas satisfaite car, ces plans de filière, établis par production, ne parlent principalement que d’export et non pas de prix ou de rémunération.

Le président Macron souhaite passer via les interprofession pour les futures négociations de prix. Dans le secteur fruits, la section fruit de la CR s’est clairement opposée à la contractualisation obligatoire qui oblige les agriculteurs à signer sans connaître le prix de leurs propres produits. Contractualisation volontaire OUI, contractualisation obligatoire, NON.

Le débat s’est par la suite orienté vers le problème des nuisibles des deux départements : la prédation du loup et les dégâts dans les cultures dus aux sangliers. Joseph Jouffret, berger et président de la CR05 et Marie-Cécile Thomas de la CR26, sont intervenus sur le sujet de la prédation. Aujourd’hui, 57 départements français sont touchés par la prédation. Depuis 19992, il y a eu une progression constante du nombre d’attaques. En 10 ans, le cheptel français est passé de 190 000 à 16000 brebis car les bergers sont découragés. Quel est le coût du loup en France ? Personne au ministère n’a pu le dire. L’indemnisation n’est pas une solution durable au problème et elle parasite le débat.