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Commission d’enquête parlementaire sur les abattoirs à l’Assemblée nationale : la CR demande à l’État de jouer tout son rôle et stopper les dérives des vegans !

Commission d’enquête parlementaire sur les abattoirs à l’Assemblée nationale : la CR demande à l’État de jouer tout son rôle et stopper les dérives des vegans !

La Coordination Rurale était conviée ce 30 juin à échanger avec la Commission d’enquête parlementaire, ainsi que les autres syndicats, suite aux scandales liés à la diffusion de vidéos montrant des actes de cruauté commis par des salariés dans des abattoirs.

Tout d’abord, Bertrand Venteau a remis quelques points sur les « i » !

L’homme est par nature omnivore à  tendance carnivore et cette réalité ne peut être remise en cause, malgré les propos manipulateurs des vegans. Une nutrition équilibrée, en particulier chez les enfants, nécessite la consommation de produits animaux dont la viande. Il est extrêmement choquant d’affirmer que le lait c’est du sang, comme le fait un mouvement international végan ! La CR a appelé l’État à jouer son rôle et à ne pas laisser les communications fallacieuses des vegans toucher à l’intérêt général, en jetant l’opprobre sur toute une économie fondamentale pour nos territoires. Il faut les empêcher d’en arriver à leurs fins !

On parle du bien-être des animaux depuis la reconnaissance de l’animal comme être sensible, mais il y a des caractères de priorité. Alors que notre système social s’effondre, on peut se demander si on ne finira pas par accorder plus de considération aux animaux de rente qu’à nos anciens, également des êtres sensibles que l’on ne peut plus garder chez nous et qui sont entassés dans des maisons de retraite. Un SDF peut mourir en bas de chez soi : est-ce moins grave que la mort d’un taureau âgé ?!

Au-delà de la réglementation très stricte qui s’impose aux éleveurs avec des sanctions financières fortes sur les aides à la clé, l’éleveur a tout à fait conscience que le bien-être de l’animal, depuis l’élevage jusqu’à l’abattage, conditionne la bonne qualité de la viande. Mais il n’en reste pas moins que les abattoirs sont des lieux de mort, et en aucun cas des lieux bucoliques. L’agriculteur en a assez d’être le bouc émissaire de toute la société : produits phytos, irrigation, et maintenant élevage… C’est atterrant ! Avec la situation économique extrêmement difficile que nous traversons, beaucoup jettent l’éponge, certains en viennent même à en finir pour de bon.

Bertrand Venteau est ensuite intervenu sur les questions particulières posées dans le cadre de l’audition.

La CR s’oppose à l’intervention des associations de protection animale pour se substituer aux DDCCSP (anciennes DSV), car elles ont un très fort parti pris. Ce n’est en aucun cas à de telles associations de faire appliquer la réglementation  sanitaire. De même, un salarié qui a une dent contre son supérieur pourrait être tenté d’abuser du pouvoir de lanceur d’alerte qui lui serait conféré. Il revient à l’État, neutre et indépendant, d’assurer une surveillance sanitaire. De ce fait, la CR s’oppose à la vidéosurveillance qui doit ne pas être un leurre pour compenser le manque de moyens publics sur le sanitaire dans les abattoirs, qui est le point sur lequel il faut avancer.

L’exemple du sauvetage par la reprise du dernier abattoir du Lot-et-Garonne par la Chambre d’agriculture CR est un exemple à suivre pour toutes les chambres consulaires. La coopération, qui relève de l’économie sociale et solidaire, devrait elle aussi s’en inspirer. Pour la CR, un bon maillage territorial des abattoirs devrait être de l’ordre de 100 km. L’abattoir mobile doit venir en soutien de ce maillage là où il présente des difficultés particulières.

En conclusion : pas d’élevage sans abattoir, et pas d’abattoir sans éleveurs. A bon entendeur, salut !