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« Comment le #CoFarming bouscule les modèles établis ? » La CR répond au 1er Forum Agroéquipement

« Comment le #CoFarming bouscule les modèles établis ? » La CR répond au 1er Forum Agroéquipement

Les 17 et 18 mai dernier des acteurs de la filière agricole se sont réunis à Dunkerque pour le Forum Agroéquipement, une première dans son genre pour la diversité du public (constructeurs, concessionnaires du machinisme agricole, agriculteurs, établissements de formation et de recherche, CUMA, start’up, syndicats) et des thèmes abordés.

Le CoFarming est l’échange et la location de matériel mais aussi le partage de connaissances et d’expériences entre agriculteurs. Internet facilitant la création de réseaux, le CoFarming semblerait donc catalyser les points d’entente entre agriculture, économie collaborative et numérique en se présentant comme une des innovations majeures de l’agriculture de demain.  En d’autres termes, le CoFarming n’est que la version numérique de pratiques qui ont toujours eu leur place dans le monde agricole telles que l’entraide et l’échange. Mais en repoussant les limites territoriales en les élargissant à l’échelle nationale et transfrontalière, voire internationale.

Éric Lavoine, administrateur de la Coordination Rurale des Hauts de France, connaît bien la démarche puisqu’il anime depuis des années un forum sur le web. Par ce moyen, il a pu récolter des retours d’idées d’utilisateurs et les porter à Dunkerque : « Quand les agriculteurs travaillent en dessous des coûts de revient, si l’on ne peut pas tirer le prix des produits vers le haut, il faut tirer les charges à la baisse. Donc tout le monde est interpellé par le CoFarming ». Partager dans le but de réduire les coûts de production et rentabiliser les investissements, pour une agriculture plus compétitive.

Quid des données récoltées par le CoFarming ?

Les sujets corrélés au déploiement du CoFarming n’ont pas été éludés dans ce colloque organisé par Axema. L’un d’entre eux, probablement l’un des plus sensibles, est certainement le sujet des big data. La thématique a été abordée dans la perspective d’un partage et une accessibilité des données qui soit le plus démocratique possible. Toujours dans l’optique de contourner le risque que l’agriculteur perde la maîtrise de ses données. Le fait que la gouvernance des données soit au plus près des agriculteurs paraît essentiel pour toute la filière.

Ce colloque a eu le mérite de permettre d’aborder le CoFarming d’une manière transversale et enrichie de point de vue provenant d’horizons différents. Cela a permis aussi de faire émerger des freins au développement du CoFarming. Tout d’abord, l’agriculteur peut-il renoncer à sa part de confort qui consiste à disposer du matériel dont il a besoin sur l’exploitation et à tout moment ? La location et l’emprunt impliquent une organisation en amont du travail qui soit compatible avec les disponibilités de chacun (ainsi que des outils). L’attachement à la propriété a été détecté comme un potentiel obstacle. Les agriculteurs ne seraient pas encore prêts à prêter certains de leurs outils de travail à l’autre bout de la France et à des personnes qu’ils ne connaissent pas. D’où l’enjeu de construire des réseaux de confiance. Paul Fritsch, président de la Coordination Rurale  Grand-Est se réjouit: « Le CoFarming reprend l’ADN de la Coordination Rurale, c’est-à-dire remettre du lien et de l’humain en agriculture et remettre l’agriculteur au centre du débat ».

Le 1er Forum Agroéquipement a été une occasion importante pour la Coordination Rurale de prendre part aux débats qui vont animer l’actualité du monde agricole ces prochaines années.

Tout en partageant l’enthousiasme d’une telle initiative, la CR a également pu affirmer sa vision selon laquelle le CoFarming reste un outil parmi d’autres pour limiter la précarité des agriculteurs. Pour l’instant tout le monde semble trouver son gain, mais comme toute r-évolution il y aura forcement des gagnants et des perdants. À l’état presque embryonnaire de la démarche, il est difficile d’imaginer l’ampleur et mesurer l’impact d’une telle pratique. À ce sujet, Damien Brunelle, membre du Comité directeur, a affirmé: « La Coordination Rurale entend être vigilante  pour que l’agriculteur ne soit pas perdant. Si des économies doivent être faites, il faut que ça profite à l’agriculteur ».



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