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Colère de la CR pour une filière horticole sacrifiée

Colère de la CR pour une filière horticole sacrifiée

Le 10 juillet dernier, Max Bauer, Président de la CR 83 et PACA, mais également Président de l’Uniphor (Union Nationale des Intérêts Professionnels Horticoles), a rencontré le préfet du Var, Monsieur Jean-Luc Videlaine, et Madame la députée Serein-Mauborgne en Préfecture.

Au vu du nombre d’intervenants, et du temps restreint, c’est la Chambre de l’agriculture qui a effectué la présentation chiffrée de l’impact de la crise Covid-19 sur la filière.

Max Bauer, est intervenu à de nombreuses reprises, pour apporter des éclairages complémentaires et des précisions en tant que représentant des dix familles de l’interprofession Valhor.

Cependant, il a également manifesté son agacement et sa colère, face à l’inaction des responsables politiques et la lourdeur et la complexité de l’administration française: « La filière horticole est sacrifiée et ne peut plus se satisfaire de simples effets d’annonce ».

En effet, alors qu’une aide d’urgence de 25 millions d’euros a été annoncée pour soutenir la filière horticole, les critères d’éligibilité ne sont, à ce jour, toujours pas fixés. Même France AgriMer, qui est à la manœuvre de la répartition des aides ne sait pas précisément expliquer la tournure que cela va prendre « rien n’est fixé » selon leur représentant.

« Pourquoi parler d’aides d’urgence alors qu’on met tant de temps à secourir les exploitants en détresse ? La filière horticole n’a pas besoin d’innombrables concertations, mais de contributions rapides et concrètes. À quand les versements ? Les horticulteurs ne peuvent pas attendre 2021, ils ont besoin de concret et d’efficacité, maintenant ! », a déclaré Max Bauer au préfet.

Le département du Var représente 80 % des entreprises horticoles de la région PACA, soit 200 entreprises impactées. La région PACA accuse une perte totale de 7 millions d’euros, et pour le seul département du Var, ce sont 108 exploitations qui sont dans le rouge, avec une perte de chiffre d’affaires qui s’élève à 5,3 millions d’euros.

« On ne peut pas et on ne doit pas sacrifier cette filière qui est déjà fragilisée par l’importation et la commercialisation massive de fleurs coupées venant à plus 80 % de l’étranger ! », explique le président de la CR PACA.

Si l’aide de 25 millions d’euros n’est pas rapidement et équitablement répartie dans sa totalité, la Coordination Rurale craint de nombreuses faillites d’exploitations, qui seraient la porte ouverte à des importations toujours plus importantes.