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Changement de la durée de validité des contrôles sur pulvérisateurs au 1er janvier 2021 : la CR demande son report de 6 mois

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Changement de la durée de validité des contrôles sur pulvérisateurs au 1er janvier 2021 : la CR demande son report de 6 mois

Dans un courrier adressé à Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture, la Coordination Rurale (CR) a demandé d’augmenter d’au moins six mois la durée de validité des contrôles et de conserver une validité de cinq ans pendant les six premiers mois de l’année 2021.

Qu’en est-il exactement des contrôles sur les pulvérisateurs ?

Le décret n°2018-721 du 3 août 2018 modifiant l’article D. 256-13 du code rural et de la pêche maritime modifie la durée de validité des contrôles sur pulvérisateurs. Au 1er janvier 2021, la durée de validité des contrôles passera de cinq ans à trois ans.
Par ailleurs, à partir du 1er janvier 2021, si le contrôle n’est pas conforme, en plus d’une amende l’agriculteur se verra infliger une suspension de son Certiphyto pour une durée de six mois. Suspension que la CR dénonce avec vigueur et qui mettra encore plus à mal les exploitations agricoles.
Certes, le plan de relance octroie des aides pour l’achat de nouveaux pulvérisateurs mais, compte tenu de la situation économique extrêmement difficile dans laquelle se trouvent les agriculteurs la plupart n’aura pas la possibilité de procéder à ces investissements.

 

Une difficulté pour obtenir un rendez-vous pour faire contrôler son pulvérisateur

Un bon nombre d’agriculteurs – notamment ceux qui seront à la retraite d’ici cinq ans – prennent des rendez-vous pour faire contrôler leurs pulvérisateurs. Il devient alors difficile pour les agriculteurs dont le matériel ne sera bientôt plus en cours de validité d’avoir un créneau avant la fin de l’année. De plus, en raison de la crise sanitaire et du confinement, les rendez-vous ont pris beaucoup de retard tout au long de l’année.

C’est pour ces différentes raisons que la CR a demandé le report de six mois pour l’application du décret. Ce geste n’aurait aucun coût et serait très bien perçu par les agriculteurs.