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Billet d’humeur : « ÇA SUFFIT ! »

Billet d’humeur : « ÇA SUFFIT ! »

Dans un billet d’humeur engagé, Jean-Louis OGIER (administrateur de la CR38) a exprimé son ras-le-bol vis-à-vis des fausses informations véhiculées sur l’agriculture et des contraintes toujours plus nombreuses qui sont imposées aux professionnels :


« L’agriculture subit depuis des années des pertes de revenu à cause des prix agricoles abusivement bas qui ne reflètent pas les coûts de revient.
Depuis le Grenelle de l’environnement, les agriculteurs subissent des contraintes environnementales de plus en plus lourdes et punitives, déconnectées de la réalité de nos productions.
Les ONG en tout genre (WWF, Greenpeace…) qui bénéficient de financements considérables et les organisations environnementalistes françaises (France Nature Environnement, Générations Futures…), très grassement subventionnées, se trouvent trop souvent en compromission avec le vieux syndicat majoritaire. Ensemble, ils sont parvenus à instituer un véritable Cartel anti-agricole contre les paysans !
Le rôle de ces organismes est de diffuser de fausses informations, de manipuler les chiffres officiels que les « écolos-bobos » sont heureux de gober pour instaurer un climat de peur chez les citoyens. Tout cela se passe dans l’ignorance de notre métier qui consiste à assurer la protection de nos cultures et le bien-être de nos animaux afin d’offrir aux consommateurs une alimentation saine, de qualité et en quantité suffisante.
A ce titre, le rapport de 11 000 pages qui a été remis par les autorités nationales de France, Hongrie, Pays-Bas et Suède – rassemblées au sein du groupe d’évaluation pour le glyphosate (AGG) – à l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) et l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) va clairement dans le sens d’un renouvellement de l’autorisation du glyphosate au sein de l’Union européenne (UE). Le groupe d’évaluation estime notamment que le glyphosate ne peut pas être classé comme mutagène, c’est-à-dire provoquant des mutations au sein du matériel génétique des cellules, ni comme agent pouvant modifier le fonctionnement de certains organes comme le foie, les poumons ou le système nerveux après plusieurs expositions. Le glyphosate, selon l’AGG, ne peut pas non plus être classé comme perturbateur endocrinien, ni comme cancérogène, ni reprotoxique. Encore une fois, les arguments alarmistes et anxiogènes des organisations environnementalistes se trouvent mis à mal.

Nous condamnons également avec fermeté le nouvel arrêté abeilles. Selon ce texte, les agriculteurs ont l’interdiction de soigner les cultures durant la floraison, à l’exception de 5h par jour, dont 3h qui suivent le coucher du soleil. Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique, prétendait ne pas obliger les agriculteurs à travailler de nuit. Or, ce n’était qu’un trompe-l’œil !
Tel qu’il est rédigé, ce texte va porter un coup d’arrêt à la production de fruits et légumes en France. Non seulement la question de la sécurité pour le travail de nuit est ignorée, mais avec seulement 5h de traitement autorisé par jour, un certain nombre de professionnels ne pourront valablement protéger leurs cultures. De plus, cette réglementation purement française ne fera que renforcer les gains de compétitivité de nos principaux concurrents.
Au final, l’augmentation des coûts et des contraintes engendrée par ce texte conduira à la fermeture d’exploitations et à l’abandon de productions. En prétendant protéger les pollinisateurs, l’arrêté fait disparaître une partie de la ressource nourricière des insectes.
Enfin, les nouvelles règles pour le dépôt des Autorisations de mise sur le marché (AMM) font peser un risque évident pour les usages mineurs.
La Coordination Rurale maintient fermement son opposition à ce texte idéologique qui désigne l’agriculture comme seule coupable et qui pourrait sonner le glas de l’arboriculture.
A tous ces détracteurs, la Coordination Rurale dit NON ! Cela suffit. Nous demandons aux politiques de faire preuve de bon sens pour mettre fin à cette mascarade et aux mensonges qui détruisent progressivement notre agriculture et risquent, à terme, de fragiliser la sécurité et l’indépendance alimentaire de la France.«